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	<title>flash info | CDPA</title>
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	<description>Travail- Démocratie – Unité</description>
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		<title>Députée Adjamagbo-Johnson : Continuons de siéger à l’Assemblée nationale aussi longtemps que cela sera objectivement jugé utile</title>
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		<dc:creator><![CDATA[R. V. Adodo]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 17:27:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[flash info]]></category>
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					<description><![CDATA[Pourquoi continuer à siéger dans une Assemblée dont on conteste l’ordre institutionnel ? Face à cette question légitime, qui revient avec insistance au sein de l’opposition togolaise, Kafui Adjamagbo-Johnson explique et assume un choix susceptible d’évoluer : pour elle, au stade actuel de la lutte pour l’alternance, le mandat parlementaire constitue un outil de combat [&#8230;]]]></description>
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<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-3 wp-block-paragraph"><a><strong><em>Pourquoi continuer à siéger dans une Assemblée dont on conteste l’ordre institutionnel ? Face à cette question légitime, qui revient avec insistance au sein de l’opposition togolaise, Kafui Adjamagbo-Johnson explique et assume un choix susceptible d’évoluer : pour elle, au stade actuel de la lutte pour l’alternance, le mandat parlementaire constitue un outil de combat qu’il serait prématuré d’abandonner.</em></strong></a></p>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-4 wp-block-paragraph"><a>« Un acte fort posé au mauvais moment peut aussi s’avérer être un acte sans effet. » Cette phrase résume le message que la députée du Golfe, Kafui Adjamagbo-Johnson, de la DMP, a voulu faire passer lors de sa reddition de comptes, ce 29 septembre 2026</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>29 septembre : les agresseurs courent toujours</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme pour rappeler qu’il y a deux ans, jour pour jour, le député sénégalais au Parlement de la CEDEAO, Guy Marius Sagna, des journalistes, des participants et elle-même avaient été agressés lors d’une rencontre citoyenne à l’endroit même où elle tient aujourd’hui sa conférence de presse, la députée Kafui Adjamagbo-Johnson s’est vêtue de la même manière qu’à l’époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis, rien n’a véritablement bougé, si ce n’est que le directeur général de la Police nationale a été poussé à céder sa place au commissaire qui était chargé de l’enquête. Malgré la connaissance du dossier par l’actuel patron de la Police nationale, l’enquête piétine toujours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis cette agression, aucun mot de compassion n’a été prononcé par la présidence togolaise du parlement de la CEDEAO, encore moins par celle de l’Assemblée nationale du Togo. Mais la DMP ne lâchera pas l’affaire tans qu’elle n’est pas résolut</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Cours de Justice de CEDEAO a dit le droit : la réforme de la Constitution de la IVe République est anticonstitutionnelle</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après l’arrêt du 29 janvier 2026 de la Cour de justice de la CEDEAO, alors que certains réclament la démission des députés de l’opposition siégeant encore à l’Assemblée nationale, Kafui Adjamagbo-Johnson défend une autre approche, plus pragmatique : en attendant le moment opportun pour démissionner, il faut se servir du statut de député pour occuper efficacement le terrain institutionnel et utiliser tous les leviers qu’offre cette fonction afin de mieux contester, interpeller et mobiliser. La Cour communautaire a conclu que les conditions dans lesquelles la réforme constitutionnelle togolaise avait été menée violaient l’article 23 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, en retenant notamment la question du mandat expiré de la législature qui avait engagé cette réforme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la députée, qui rappelle qu’elle et ses collègues ont été élus et proclamés députés sous l’empire de la IVe République, quitter l’Assemblée nationale uniquement pour poser un acte spectaculaire, sous le coup de l’émotion, reviendrait à renoncer à des moyens d’action dont ils disposent à ce moment critique de leur lutte. Elle affirme avoir utilisé son statut pour porter la situation togolaise auprès de la CEDEAO, de l’Union africaine, de partenaires diplomatiques, d’organisations internationales et d’institutions parlementaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Nous siégeons pour servir d’instrument à la lutte »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le cœur de son argumentaire. À ceux qui considèrent la démission comme un geste politique incontournable et fort, elle dit comprendre leur position, tout en leur demandant de faire preuve de patience.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, la démission reste une possibilité, mais elle devrait intervenir au moment où elle sera utile à la stratégie de lutte. Autrement dit, pour Adjamagbo-Johnson, le siège de député, dans la situation actuelle, n’est pas une fin en soi, mais un instrument de lutte et d’action.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Revenant sur sa reddition de comptes, Kafui Adjamagbo-Johnson a expliqué que, dans le cadre de son activité parlementaire, elle a interpellé le gouvernement et posé des questions d’actualité ainsi que des questions orales et écrites. Elle a également consulté les acteurs concernés sur plusieurs textes sensibles, notamment ceux relatifs à la liberté d’association, à l’écosystème de l’innovation, à l’orientation agricole, à l’état d’urgence sécuritaire ou encore aux aires protégées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans chacun de ces dossiers, elle suit le même fil conducteur : la défense des libertés publiques et la prise en compte des conséquences concrètes de ces textes sur les populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Lier notre mission au quotidien des Togolais »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La députée refuse que son combat au sein de l’Assemblée nationale soit réduit à la seule bataille institutionnelle. À ce titre, elle a interpellé le gouvernement sur l’accès à l’eau potable, la récente hausse des prix des produits pétroliers à la pompe, les accusations de détournements à l’Office togolais des recettes, la situation des détenus politiques ou encore les conditions de gestion de certains projets publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutes ces actions ont un même dénominateur : contrôler l’action du gouvernement, lui demander des comptes et attirer l’attention sur les droits et les conditions de vie des Togolais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec ses collègues de l’ADDI, elle continue de porter ces préoccupations auprès du gouvernement, qu’elle considère comme illégal mais qui exerce de fait le pouvoir, même lorsque leurs questions restent sans réponse ou ne sont pas programmées pour être débattues. Une situation qui, selon elle, traduit l’affaiblissement du contrôle parlementaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors des dernières inondations, elle a initié, avec les élus locaux de la DMP, des visites dans plusieurs zones sinistrées du Grand Lomé. Ces déplacements, qui visaient d’abord à témoigner leur solidarité aux populations touchées, ont permis de constater plusieurs insuffisances sur le terrain : entretien insuffisant des ouvrages lorsqu’ils existent et difficultés de drainage des eaux pluviales qui en découlent. Le constat dressé est sans équivoque : les inondations récurrentes posent la question de la gouvernance et de l’anticipation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un nombre réduit de sièges, mais une puissante caisse de résonance</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec seulement trois élus de l’opposition sur les 111 députés siégeant à l’Assemblée nationale, Kafui Adjamagbo-Johnson et ses collègues ne prétendent pas peser par le nombre. Pour elle, mandatée par la DMP et élue par les populations, la stratégie est autre : transformer le mandat parlementaire en caisse de résonance nationale et internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Questions au gouvernement, travail législatif, contacts avec des parlementaires étrangers, plaidoyer auprès d’institutions africaines et internationales : la députée entend montrer que rester, pour le moment, à l’Assemblée nationale ne signifie pas cautionner le système qu’elle combat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le principal message politique de cette reddition de comptes : « Nous sommes minoritaires, mais nous entendons utiliser chaque espace disponible pour agir. »</p>
<span class="et_bloom_bottom_trigger"></span>]]></content:encoded>
					
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		<title>5 octobre 1990 : connais-tu vraiment cette histoire ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[ADODO R.V.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2026 21:01:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[flash info]]></category>
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					<description><![CDATA[Tu es peut-être né bien après 1990. Pourtant, le 5 octobre 1990 reste une date importante de l’histoire politique du Togo. Ce jour-là, autour du procès de Logo Dossouvi et Doglo Agbélengo au Palais de justice de Lomé, une mobilisation portée notamment par des jeunes transforme un événement judiciaire en moment politique majeur.]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Tu es peut-être né bien après 1990. Pourtant, le 5 octobre 1990 reste une date importante de l’histoire politique du Togo. Ce jour-là, autour du procès de Logo Dossouvi et Doglo Agbélengo au Palais de justice de Lomé, une mobilisation portée notamment par des jeunes transforme un événement judiciaire en moment politique majeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">36 ans après, il ne s’agit pas seulement de se souvenir. Il faut aussi raconter. Écouter. Comprendre. Transmettre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que s’est-il vraiment passé ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelle était l’ambiance de l’époque ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’est-ce qui poussait des jeunes à se mobiliser ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelles conséquences ces événements ont-ils eues sur leur vie et sur l’évolution politique du pays ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie commémorative du 5 octobre 2026 veut justement donner la parole à celles et ceux qui ont vécu cette histoire. Pas seulement pour lire des dates dans un livre, mais pour entendre des témoignages, des souvenirs et des expériences racontés par ceux qui étaient là. Le document préparatoire souligne d’ailleurs que les témoins et acteurs de l’époque portent encore leurs souvenirs, tandis qu’une nouvelle génération cherche à comprendre ce que cette histoire signifie aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous le thème « Devoir de mémoire, devoir d’engagement », cette rencontre sera un moment de transmission entre générations : les anciens racontent, les jeunes questionnent, et ensemble, on comprend mieux notre histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dimanche 4 octobre 2026 à 14 heures, viens au siège de la CDPA à Bè Gbégnédji, écouter ceux qui l’ont vécu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Viens poser tes questions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Viens découvrir une histoire qui mérite d’être racontée par ses témoins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parce qu’une mémoire qui ne se transmet pas finit par s’effacer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash info organe d’information interne de la CDPA</strong></p>
<span class="et_bloom_bottom_trigger"></span>]]></content:encoded>
					
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		<title>CEDEAO : L’arrêt qui dérange ! les cadres du RPT/UNIR multiplient les sorties médiatiques.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[ADODO R.V.]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 17:23:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités des formations]]></category>
		<category><![CDATA[flash info]]></category>
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					<description><![CDATA[Après l’arrêt rendu le 29 janvier 2026 par la Cour de justice de la CEDEAO sur la révision constitutionnelle togolaise de 2024, la bataille politique et médiatique s’est intensifiée. Alors que le pouvoir insiste sur le fait que la Cour n’a ni annulé la Constitution, ni ordonné une transition, l’opposition estime que l’essentiel se trouve [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Après l’arrêt rendu le 29 janvier 2026 par la Cour de justice de la CEDEAO sur la révision constitutionnelle</em></strong> <strong><em>togolaise de 2024, la bataille politique et médiatique s’est intensifiée. Alors que le pouvoir insiste sur le fait que la Cour n’a ni annulé la Constitution, ni ordonné une transition, l’opposition estime que l’essentiel se trouve ailleurs : la juridiction régionale a qualifié la révision constitutionnelle de changement anticonstitutionnel de gouvernement. Dans cet entretien accordé à Flash Info, Mme Adjamagbo-Johnson revient sur la portée politique de cette décision, le mémorandum de sortie de crise et les responsabilités qui incombent désormais aux acteurs politiques.</em></strong> <strong><em></em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Depuis plusieurs semaines, le débat sur l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO s’est considérablement durci. Qu’est-ce qui est, selon vous, réellement en jeu ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> Il faut revenir à l’essentiel. Au point 5 de son dispositif, la Cour de justice de la CEDEAO constate une violation de l’article 23 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (CADEG) et qualifie la révision constitutionnelle du 25 mars 2024 de changement anticonstitutionnel de gouverne-ment. C’est cela le fait juridique majeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">UNIR ne conteste pas cette décision. Mais il prétend que, dans le dispositif, la Cour n’a pas dit qu’il fallait mettre en place une transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi les cadres UNIR multiplient les commentaires, les émissions de télévision et les interprétations pour refuser de subir les consé-quences de cette décision de la Cour. UNIR ne peut prétendre reconnaître une décision de justice communautaire tout en refusant, dans les faits, d’en tirer les conséquences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Supposons que, grâce à des relations qu’un monsieur a avec un ministre, il soit nommé à la tête d’un service de la fonction publique. Cette nomination provoque l’indignation des fonctionnaires, car les textes prévoient clairement que l’occupation de ce poste exige un diplôme de niveau Bac+5, diplôme que ce monsieur ne possède pas. Les fonctionnaires contestent alors cette nomination devant le tribunal administratif. Après examen du dossier, le tribunal constate que la nomination n’a pas respecté la procédure régulière et que les conditions légales requises pour occuper le poste n’étaient pas réunies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le monsieur déclare reconnaître le bien-fondé de cette décision de justice. Cependant, il refuse de quitter sa fonction en soutenant que le tribunal n’a pas expressément écrit dans son jugement : « Vous devez démissionner » ou « Vous devez quitter votre poste ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une telle attitude revient, en pratique, à reconnaître la décision dans les paroles tout en refusant d’en accepter les conséquences juridiques. En effet, si le tribunal a établi que la nomination est irrégulière parce que le monsieur ne remplit pas une condition légale, il ne peut pas se prévaloir du silence du jugement sur son départ pour continuer à exercer les fonctions comme si la décision judiciaire n’avait produit aucun effet. Autrement dit, reconnaître une décision de justice, c’est accepter ce que le tribunal a constaté et surtout respecter les conséquences qui découlent nécessairement de cette décision. Continuer à occuper un poste alors qu’une juridiction a constaté que sa nomination ne remplissait pas les conditions prévues par les textes est un refus d’exécuter ou de tirer les conséquences de la décision de justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">UNIR ne peut donc pas effacer la qualification de la Cour. Depuis le 29 janvier 2026, cette réalité juridique existe et toute la question est désormais de savoir quelles conséquences politiques, institutionnelles et diplomatiques doivent en être tirées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Le pouvoir répond justement que la Cour n’a pas annulé la Constitution de 2024. N’est-ce pas un argument solide ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><img decoding="async" width="714" height="535" src=""><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> Ah bon ! Mais depuis quand le fait de ne pas annuler signifie-t-il valider ? C’est précisément là que se trouve la confusion que veut semer UNIR.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Cour de justice de la CEDEAO constate une violation de l’article 23 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance et qualifie la révision constitutionnelle du 25 mars 2024 de changement anticonstitutionnel de gouverne-ment. UNIR voudrait ensuite nous faire croire que cette même décision aurait donné un quitus au processus de révision constitutionnelle ? Où est la logique ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reprenons l’exemple de notre chef de service. Supposons que le tribunal constate que sa nomination est irrégulière. Pourrait-on sérieusement soutenir que, parce que le juge n’a pas expressément annulé dans son dispositif l’arrêté de nomination, il aurait pour autant validé cette nomination ? Évidemment non. L’absence formelle d’une mesure d’annulation ne transforme pas le constat d’irrégularité en constat de régularité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est exactement la distinction qu’il faut faire ici. Nous n’avons jamais dit que la Cour a annulé la Constitution de 2024. Mais une personne de bonne foi ne peut pas davantage transformer cette absence d’annulation formelle en validation juridique de la révision constitutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Soyons donc précis : la Cour n’a pas prononcé l’annulation de la Constitution de 2024, mais elle n’a pas davantage déclaré conforme la révision qui y a conduit. Ce sont deux questions juridiquement distinctes. L’absence d’une mesure d’annulation ne saurait, à elle seule, valoir certificat de conformité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui demeure, c’est le constat posé par la Cour : la révision constitutionnelle du 25 mars 2024 a été qualifiée de changement anticonstitutionnel de gouvernement au regard de l’article 23 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. Les juristes d’UNIR doivent tirer les conséquences politiques et institutionnelles de ce constat.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Les responsables d’UNIR insistent également sur le fait que le mot « transition » n’apparaît nulle part dans l’arrêt. Que leur répondez-vous ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> J’ai déjà répondu à cette question. Mais diantre, qui parmi les auteurs du mémorandum a prétendu le contraire ? Personne n’a dit que le <strong>mot</strong> « transition », je dis bien <strong>le mot,</strong> figure dans l’arrêt. C’est un faux débat qu’UNIR veut entretenir pour détourner l’attention de l’essentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je répète et martèle qu’il faut retenir de cet arrêt est que la Cour a effectivement constaté une violation de l’article 23 de la CADEG, et elle a qualifié la révision constitutionnelle de changement anticonstitutionnel de gouvernement. Maintenant, sur le plan juridique et politique il faut tirer les conséquences de ce changement anticonstitutionnel de gouvernement constaté. C’est cette évidence qu’UNIR ne veut pas accepter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce que nous lui rappelons. Après que la CADEG a défini les situations constitutives d’un changement anticonstitutionnel de gouvernement, elle prévoit, dans les dispositions qui suivent, les mécanismes et les réponses institutionnelles destinées au rétablissement de l’ordre démocratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce cadre que nous exigeons une transition politique. Nous n’avons jamais dit que la Cour a écrit : « Organisez une transition ». Nous disons que la Cour fait un constat et que les conséquences sont de mettre en œuvre les mécanismes permettant de rétablir effectivement l’ordre démocratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Vous considérez donc que le débat sur l’absence du mot « transition » est une diversion ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> Absolument. À force de répéter : « la Cour n’a pas annulé », « la Cour n’a pas dissous », « la Cour n’a pas rétabli la Constitution de 1992 », « la Cour n’a pas ordonné une transition », UNIR espère déplacer le débat et faire oublier ce que la Cour a effectivement constaté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous savez, au Togo, nous avons malheureusement été habitués, depuis des décennies, à voir des faits politiques répétés, banalisés et présentés avec tant d’assurance qu’à force, certains finissent par vouloir les faire passer pour des vérités incontestables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette fois-ci, cela ne marche pas. Pourquoi ? Parce que nous ne sommes plus seulement dans une confrontation de discours politiques. Il existe désormais une décision d’une juridiction régionale. Cette décision dit quelque chose de précis : la Cour constate que le Togo a violé l’article 23 de la Charte africaine de la démocratie et qualifie la révision constitutionnelle de changement anticonstitutionnel de gouvernement. Alors, UNIR doit arrêter de nous réciter ce que la Cour n’a pas fait.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Le mémorandum publié le 25 août a justement replacé la transition au centre du débat. Expliquer nous pourquoi ce document si important pour vous ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> Parce qu’il permet de passer du constat juridique à la question politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme le changement anticonstitutionnel de gouvernement est juridiquement constaté, la réponse ne peut plus simplement consister à apporter quelques retouches techniques à la Constitution ou à organiser un dialogue pour rafistoler le système. Ce coup on nous l’avait fait en 2005 après le coup d’État qui a porté Faure Gnassingbé au pouvoir. On nous avait miroité le dialogue, pour nous rouler dans la farine après dans un processus électoral à l’issu sanglante. <em>Premier gaou n’est pas gaou. C’est deuxième gaou qui est gnata</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mémorandum pose donc la nécessité d’une mobilisation du peuple togolais, mais également des partenaires internationaux du Togo, afin que les conséquences du constat posé par la Cour soient véritablement examinées selon les dispositions de la CADEG.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Justement, l’idée d’un dialogue politique est de nouveau évoquée. L’opposition doit-elle y participer ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> Je viens de vous dire que le dialogue est devenu un rouleau à pâtisserie qu’UNIR utilise pour rouler l’opposition dans la farine. C’est un mécanisme lui permettant de transformer un fait accompli en objet de négociation. L’histoire politique de notre pays doit nous instruire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque des engagements internationaux ont été violés et qu’une juridiction régionale a posé un constat aussi grave, on ne peut pas simplement ramener le problème à quelques discussions entre acteurs politiques autour d’une table.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un constat juridictionnel ne se négocie pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui doit être discuté aujourd’hui, ce sont les conséquences à tirer de ce constat et les moyens de restaurer l’ordre démocratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Certains estiment pourtant que l’opposition devrait accepter une correction de la Constitution de 2024 plutôt que réclamer une rupture plus profonde.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> Ce serait passer à côté du problème.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’on considère que tout ce qu’il faut faire est de modifier quelques articles de la Constitution de 2024, alors on oublie volontairement la nature du constat posé par la Cour. Le sujet n’est plus simplement : « comment améliorer ce texte ? » Le sujet est désormais : mettre en place une transition sans les auteurs de la réforme de contrebande et en vue de refonder la République.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : L’ancien ministre malien de la Justice, Me Mamadou Ismaïla Konaté, a évoqué une distorsion entre les motifs de l’arrêt et son dispositif et suggéré une nouvelle saisine de la Cour. Cette option vous paraît-elle pertinente ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> La critique juridique est théorique. Elle mérite d’être entendue dans un cours de droit. Oui, la Cour de la CEDEAO aurait pu aller plus loin dans les mesures ordonnées. Mais la question stratégique est différente : faut-il repartir pour plusieurs mois de procédure alors que la Cour a déjà tranché une question fondamentale en qualifiant la révision constitutionnelle de changement anticonstitutionnel de gouvernement ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi s’encombrer d’une recourt alors la CADEG préconise la conduite à tenir. La Cour a constaté la violation. Il appartient maintenant aux organes politiques compétents de l’UA et de la CEDEAO d’en tirer les conséquences, comme ils si bien le faire quand il y a coup d’État militaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Le gouvernement rappelle que la Cour de justice de la CEDEAO n’est pas la Cour constitutionnelle du Togo.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> C’est la lecture d’UNIR de ce l’arrêt. Elle oublie de dire que le Togo a souscrit à des engagements internationaux. Elle ne doit pas invoquer l’ordre juridique interne lorsqu’il l’arrange et faire comme si les engagements internationaux n’existaient plus lorsqu’une juridiction constate leur violation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Cour de justice de la CEDEAO n’a pas besoin d’être la Cour constitutionnelle togolaise pour constater qu’au regard des engagements internationaux souscrits par le Togo, l’article 23 de la Charte africaine de la démocratie a été violé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Vous estimez donc que la communication actuelle d’UNIR traduit une certaine fébrilité ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> Regardez simplement l’intensité de la mobilisation médiatique depuis la publication du mémorandum. Combien de fois avez-vous vus les cadres d’UNIR s’agiter autant ? D’habitude, ce sont leurs griots qui se chargent de ce travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les interventions de cadres UNIR se succèdent sur les médias pour expliquer non pas tant ce que la Cour a décidé, mais surtout tout ce qu’elle n’aurait pas décidé. Cela montre bien que cette décision dérange.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On tente aujourd’hui d’enfermer le constat de la Cour dans une lecture minimaliste : reconnaître la violation, mais lui retirer toute portée politique. Notre responsabilité est précisément d’empêcher cela.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Autrement dit, selon vous, la bataille est désormais aussi diplomatique ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> Évidemment. Une juridiction régionale s’est prononcée. Le débat dépasse donc le seul cadre togolais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question des initiatives auprès de l’Union africaine, de la mobilisation des partenaires internationaux du Togo, de la pression diplomatique et de la mobilisation citoyenne se pose désormais. Il faut que toutes les institutions compétentes soient placées devant leurs responsabilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Que dites-vous à ceux qui estiment que l’opposition cherche à transformer une décision juridique limitée en victoire politique totale ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> Nous ne demandons à personne d’inventer ce que la Cour n’a pas écrit. Nous demandons exactement l’inverse : que l’on lise toute la décision et que l’on cesse de faire disparaître le point essentiel derrière des considérations secondaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Cour n’a pas prononcé certaines mesures réclamées par les requérants. C’est un fait. Mais elle a retenu la plus important : la violation de l’article 23 et a qualifié la révision de changement anticonstitutionnel de gouvernement. C’est également un fait. Pourquoi faudrait-il insister continuellement sur le premier et demander aux Togolais d’oublier le second ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Des élections législatives anticipées sont également évoquées par la rumeur. L’opposition pourrait-elle y participer ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> La véritable question est de savoir ce que ces élections régleraient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dissoudre l’Assemblée nationale et organiser de nouvelles élections ne répond pas à la question centrale : comment rétablir l’ordre démocratique après le changement anticonstitutionnel constaté par la Cour ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Participer à un nouveau processus électoral sans qu’une réponse claire soit préalablement apportée à cette question comporte un risque : celui de refermer politiquement un dossier que l’arrêt de la Cour vient précisément de rouvrir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque acteur politique devra donc prendre ses responsabilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Cela signifie-t-il que ceux qui participeraient à ces élections législatives contribueraient, selon vous, à légitimer le fait accompli ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> Regardons les choses clairement. L’existence d’une Assemblée nationale issue pourtant d’élections organisées et proclamées sous l’empire de la IVe République n’a pas fait disparaître la crise née du changement constitutionnel. Elle n’a pas davantage répondu à la question que pose aujourd’hui l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ces conditions, retourner à de nouvelles élections législatives, comme si de rien n’était, sans avoir préalablement tiré les conséquences du changement anticonstitutionnel de gouvernement constaté par la Cour, serait, à mes yeux, une faute politique majeure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À quoi servirait une nouvelle élection sous l’emprise de la Ve République de contrebande si elle ne règle pas la question fondamentale ? Est-ce qu’elle rétablit, à elle seule, l’ordre démocratique ? Est-ce qu’elle répond au constat posé par la Cour ? Non. Ceux qui décideraient malgré tout d’y participer devraient donc expliquer très clairement aux Togolaises et aux Togolais en quoi leur participation permet de tirer les conséquences de l’arrêt, plutôt que de refermer le dossier et de consolider politiquement le fait accompli.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je le précise : il ne s’agit pas de distribuer des certificats de patriotisme ou de trahison. Ce n’est pas le sujet. La question est politique et elle engage la responsabilité de chacun. Toute formation qui choisirait de participer à un nouveau processus électoral devrait pouvoir répondre à une question simple : en quoi cette participation contribue-t-elle au rétablissement de l’ordre démocratique après le changement anticonstitutionnel constaté par la Cour, plutôt qu’à la normalisation de la situation actuelle ? C’est cela que chacun devra expliquer devant les Togolais.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Quelle doit être aujourd’hui la priorité de l’opposition ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> Ne pas se laisser entraîner dans une bataille sémantique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème du Togo ne se résume pas à savoir si le mot « transition » apparaît ou non dans une décision de justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable enjeu est de savoir quelles conséquences concrètes doivent être données au constat d’un changement anticonstitutionnel de gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est sur ce terrain que doivent porter la mobilisation citoyenne, l’action politique et l’offensive diplomatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Votre message au pouvoir, en une phrase ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> Vous pouvez discuter indéfiniment de ce que la Cour n’a pas écrit ; vous ne pourrez pas effacer ce qu’elle a constaté: votre constitution est anticonstitutionnel et les acteurs pris individuellement qui l’on initié et mise en place sont désormais des hors la loi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Votre message aux Togolaises et aux Togolais ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> Hummmmm !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le moment exige de nous vigilance, courage et responsabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je répète encore une fois : le moment exige de nous vigilance, courage et responsabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une troisième fois, je répète : le moment exige de nous vigilance, courage et responsabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous ne devons pas laisser les diversions sémantiques nous faire perdre de vue l’essentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La juridiction communautaire constate que le Togo a violé la Charte africaine de la démocratie et elle a qualifié la révision constitutionnelle de changement anticonstitutionnel de gouvernement. Ne cherchons pas midi à quatorze heures ce qu’il nous reste à faire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mobilisons-nous au Togo comme dans la diaspora, pour interpeller les institutions compétentes de l’Union africaine, notamment le Conseil de paix et de sécurité, afin qu’elles assument les responsabilités que leur confère la CADEG et examinent les mesures nécessaires au rétablissement de l’ordre démocratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le groupe porteur du “Manifeste Génération Togo” et le CNCC ont déjà commencé à faire l’essentiel en matière de saisine des acteurs pertinents aux niveaux de l’Union africaine, de la CEDEAO et de la communauté internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, les trois élus à l’Assemblée nationale issus de ces deux groupes, ont également pris leurs responsabilités en utilisant leur statut pour peser dans la balance et amener les acteurs parlementaires, interparlementaires et institutionnels politiques et financiers principaux en Afrique et dans le monde à agir en vue de l’application effective de l’arrêt de la CEDEAO.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La sortie de cette énième crise passe par une transition politique refondatrice de la République qui permette de remettre les institutions sur des bases démocratiques et de rendre enfin la parole au peuple togolais. Un point, c’est tout ! C’est le message que nous passons à l’extérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’arrêt de la CEDEAO est une opportunité historique et ultime à saisir pour réaliser l’alternance et mettre le Togo sur la voie de la démocratie. Nous n’avons pas le droit de la laisser passer par résignation, par calcul politique ou par peur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je le dis avec gravité : si nous ne savons pas saisir cette opportunité qui nous est offerte, l’histoire pourrait ne pas nous en offrir une autre de sitôt.</p>





<p class="wp-block-paragraph"><strong>Propos recueillis par R.V. Adodo</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash info n°52 du 12 septembre 2026</strong> ; voir journal original en PDF en cliquant sur le lien suivant : <a href="https://cdpa.tg/wp-content/uploads/2026/09/52_FLASH_INFO_ARRET-DE-LA-CEDEAO_BRIGITTE-1.pdf">https://cdpa.tg/wp-content/uploads/2026/09/52_FLASH_INFO_ARRET-DE-LA-CEDEAO_BRIGITTE-1.pdf</a></p>
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		<title>Nougbléga Akouété Pierre tire La sonnette d’alarme : « la culture togolaise mérite mieux que des annonces ».</title>
		<link>https://cdpa.tg/2026/09/19/nougblega-akouete-pierre-tire-la-sonnette-dalarme-la-culture-togolaise-merite-mieux-que-des-annonces/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[ADODO R.V.]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Sep 2026 20:37:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités des formations]]></category>
		<category><![CDATA[flash info]]></category>
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					<description><![CDATA[Le secteur culturel togolais traverse une période de fortes tensions. Aux revendications sur le FNPC, la protection sociale, le statut de l’artiste et les infrastructures s’ajoutent désormais des interrogations sur la gouvernance du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts. Malgré plusieurs réformes annoncées depuis février 2026, des acteurs du secteur réclament toujours [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le secteur culturel togolais traverse une période de fortes tensions. Aux revendications sur le FNPC, la protection sociale, le statut de l’artiste et les infrastructures s’ajoutent désormais des interrogations sur la gouvernance du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts. Malgré plusieurs réformes annoncées depuis février 2026, des acteurs du secteur réclament toujours des résultats concrets et davantage de transparence, tandis que des procédures de l’ARCOP ont ravivé le débat sur la gestion administrative. Dans ce contexte, Flash Info donne la parole à Nougbléga Akouété Pierre, Secrétaire général adjoint de la CDPA chargé de la culture</em></strong><strong><em>.</em></strong> <strong><em></em></strong><strong><br></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info&nbsp;: Monsieur Nougbléga, les artistes parlent aujourd’hui de crise dans le secteur culturel. Est-ce, selon vous, une crise passagère ou le résultat d’un problème plus profond&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nougbléga Akouété Pierre&nbsp;:</strong> Ce que nous voyons aujourd’hui n’est pas né en septembre 2026. C’est le résultat de l’accumulation de problèmes qui durent depuis plusieurs années. Les artistes parlent de financement de la création, de protection sociale, de droits d’auteur, de copie privée, d’infrastructures, de mobilité internationale, de statut de l’artiste et surtout de transparence dans la gestion des ressources consacrées à la culture. Ce sont des questions structurelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème aujourd’hui est aussi celui de la confiance. Lorsqu’une administration annonce des réformes, des mécanismes de financement et des échéances, les acteurs sont en droit de demander, quelques mois plus tard&nbsp;: qu’est-ce qui a effectivement été réalisé&nbsp;? Quels moyens ont été mobilisés&nbsp;? Qui en a bénéficié&nbsp;? Et selon quelles procédures&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les revendications exprimées par différents acteurs culturels depuis février portent précisé-ment sur ces questions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info&nbsp;: Pourquoi le FNPC reste-t-il au centre des revendications&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nougbléga Akouété Pierre&nbsp;:</strong> Bonne interrogation. Il y a eu des annonces sur la relance du Fonds, sur la mise en place de ses organes et sur le lancement d’appels à projets. Mais les acteurs culturels ne constatent selon leurs dires rien de concret et d’opérationnel du mécanisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Où en sont précisément les organes du Fonds&nbsp;? Quel est le budget effectivement disponible&nbsp;? Quel est le calendrier des appels à projets&nbsp;? Quels seront les critères de sélection&nbsp;? Qui prendra les décisions&nbsp;? Comment les bénéficiaires seront-ils choisis&nbsp;? Comment les résultats seront-ils rendus publics&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand l’État met en place un fonds destiné à soutenir la création, les artistes doivent pouvoir disposer d’informations précises, accessibles et vérifiables.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info&nbsp;: Le ministre en charge de la culture a pourtant rencontré des artistes à Kara en juillet et présenté dix axes de réforme. N’est-il pas excessif de parler d’immobilisme&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nougbléga Akouété Pierre&nbsp;:</strong> Ce que demandent beaucoup d’acteurs, c’est le passage des annonces aux résultats. Un responsable public peut présenter dix axes de réforme. La question qui vient ensuite est simple&nbsp;: quel axe a été mis en œuvre&nbsp;? Quel budget lui a été consacré&nbsp;? Quel calendrier a été respecté&nbsp;? Quels professionnels en ont bénéficié&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une politique publique doit pouvoir être évaluée à partir de résultats vérifiables.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info&nbsp;: Quel traitement doit-on réservez à ce dossier&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nougbléga Akouété Pierre&nbsp;:</strong> Dès lors qu’une question touche à la gestion des politiques publiques, aux ressources de l’État ou aux conditions de vie et de travail d’un secteur professionnel, les responsables politiques, et surtout les parlementaires, doivent s’y intéresser. C’est à ce titre que des députés issus des rangs de l’opposition, dont la Secrétaire générale de la CDPA, ont posé une question d’actualité au ministre en charge de la culture sur le FNPC, la politique culturelle, les ressources consacrées au secteur, l’exécution des réformes annoncées et l’affaire des passations de marchés dénoncée par l’ARCOP. Ils attendent que des réponses précises, documentées et vérifiables soient apportées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les citoyens, les artistes et les parlementaires doivent pouvoir savoir ce qui a été annoncé, ce qui a effectivement été réalisé et quels moyens publics ont été mobilisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info&nbsp;: En tant que cadre de la CDPA, comment voyez-vous cette interpellation parle-mentaire ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nougbléga Akouété Pierre&nbsp;:</strong> Il y a des points de convergence lorsqu’on parle de transparence, de fonctionnement du FNPC, de droits des artistes, d’infrastructures ou de mise en œuvre des politiques publiques. Mais chacun intervient dans son cadre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un député exerce une mission constitutionnelle de contrôle de l’action gouvernementale. Un responsable politique chargé des questions culturelles peut, de son côté, suivre les politiques du secteur, recueillir les préoccupations des acteurs et formuler des propositions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’important est que le débat reste fondé sur des faits et débouche sur des réponses concrètes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La culture togolaise gagnerait davantage à un débat documenté sur les budgets, les mécanismes de financement, les résultats et les échéances qu’à une succession de déclarations sans possibilité d’en mesurer l’exécution. une succession de déclarations sans possibilité d’en mesurer l’exécution.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info&nbsp;: Parlons maintenant des dossiers ARCOP. Que vous inspirent ces affaires&nbsp;?</strong> <strong>Nougbléga Akouété Pierre&nbsp;:</strong> Elles doivent être examinées avec sérieux. Le 9 janvier 2026, une délibération de l’ARCOP a porté sur des violations de la réglementation de la commande publique reprochées à la Personne responsable des marchés publics du ministère. Une autre procédure a ensuite concerné l’acquisition d’un véhicule de fonction. Cette affaire a conduit à une délibération de l’ARCOP en juin puis à une décision disciplinaire en juillet. Ces éléments posent nécessairement des questions sur le fonctionnement administratif, le respect des procédures et les mécanismes de contrôle au sein du département. Le ministre doit pouvoir apporter des réponses sur le fonctionnement administratif de son départe-ment. À ma connaissance, aucune décision publique de l’ARCOP citée dans ce dossier n’a prononcé de sanction personnelle contre le ministre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info&nbsp;: Le dossier aurait été transmis au procureur de la République. Faut-il y voir la preuve qu’une infraction pénale a été commise&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nougbléga Akouété Pierre&nbsp;:</strong> Il faut respecter la présomption d’innocence et laisser la justice faire son travail. Le fait établi est que le dossier a été transmis au procureur après la procédure menée devant l’ARCOP. Cette transmission ne constitue ni une condamnation ni la preuve définitive de la culpabilité de qui que ce soit. L’ARCOP agit dans son domaine de compétence. La justice, elle, devra déterminer s’il existe ou non des responsabilités pénales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, lorsqu’un dossier administratif est transmis à l’autorité judiciaire, l’opinion publique peut légitimement s’intéresser à la suite de la procédure et demander que toute la lumière soit faite dans le respect du droit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info&nbsp;: Les organisations d’artistes réclament également davantage de transparence sur l’argent destiné à la culture. Que faudrait-il publier concrètement&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nougbléga Akouété Pierre&nbsp;:</strong> Il faut aller vers une transparence beaucoup plus systématique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons besoin d’un état des lieux documenté du FNPC&nbsp;: ressources disponibles, dotations, appels à projets, projets retenus, critères de sélection, bénéficiaires, montants attribués et niveau d’exécution. Il faudrait également disposer d’un calendrier public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand les appels à projets seront-ils ouverts&nbsp;? Qui sélectionnera les dossiers&nbsp;? Comment les conflits d’intérêts seront-ils évités&nbsp;? Quels mécanismes de recours seront prévus&nbsp;?La transparence consiste à mettre suffisamment d’informations à la disposition du public pour que chacun puisse comprendre et vérifier le fonctionnement des mécanismes publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info&nbsp;: Le malaise du secteur dépasse donc largement le seul FNPC&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nougbléga Akouété Pierre&nbsp;:</strong> Bien sûr. Le FNPC est important, mais il y a aussi la question de la copie privée, du droit d’auteur, du fonctionnement du BUTODRA, de la protection sociale, des infrastructures, de la mobilité internationale, de la promotion des œuvres togolaises et de l’application effective du statut de l’artiste. Il faut surtout sortir d’une logique où la culture est perçue comme un secteur vivant essentiellement d’aides ponctuelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous devons construire une véritable économie culturelle avec des règles stables, des professions reconnues, des mécanismes de financement pérennes, des infrastructures et des droits effectivement appliqués. C’est d’ailleurs ce que montrent les revendications exprimées depuis plusieurs mois&nbsp;: les acteurs veulent que la culture soit considérée comme un véritable secteur professionnel et économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info&nbsp;: Une partie des acteurs culturels demande désormais la démission du ministre. Quelle est votre position&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nougbléga Akouété Pierre&nbsp;:</strong> Je constate qu’une telle revendication a été exprimée publiquement par certains acteurs et organisations. Il faut néanmoins être précis&nbsp;: cela ne signifie pas que l’ensemble des artistes togolais partage nécessairement cette position.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les informations dont nous disposons montrent l’existence d’une contestation importante, mais elles ne permettent pas de parler d’unanimité du monde culturel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ce qui me concerne, le débat doit être ramené aux faits et aux résultats. Que devient le FNPC&nbsp;? Quel est le calendrier des réformes&nbsp;? Quelles avancées concrètes ont été obtenues sur les droits des artistes&nbsp;? Quelles mesures ont été prises après les constats de l’ARCOP&nbsp;? Comment le dialogue avec les organisations professionnelles sera-t-il restauré&nbsp;?Les réponses documentées à ces questions permettront aux citoyens et aux acteurs concernés de former leur propre appréciation de la situation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info&nbsp;: Que demandez-vous concrètement aujourd’hui au ministre&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nougbléga Akouété Pierre&nbsp;:</strong> Qu’il tire les conséquences logiques de son bilan. À défaut, il revient à ceux qui gouvernent de fait de prendre leurs responsabilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info&nbsp;: Quel message adressez-vous finalement aux artistes et aux autorités&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nougbléga Akouété Pierre&nbsp;:</strong> Aux artistes, je dirais qu’ils doivent continuer à s’organiser professionnellement, à défendre leurs droits et à formuler des propositions dans le respect des lois.Aux autorités, je dirais que la culture ne peut plus être considérée comme un secteur secondaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière un musicien, un cinéaste, un auteur, un plasticien, un comédien ou un danseur, il existe toute une chaîne économique&nbsp;: producteurs, techniciens, promoteurs, salles, médias, distributeurs, plateformes et prestataires.Le Togo peut faire de sa culture un véritable levier économique et un instrument de rayonnement. Mais cela suppose de consolider la confiance en la bâtissant sur un socle de transparence, de respect des règles, de dialogue et de résultats concrets.<strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Propos recueillis par R.V. Adodo</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash info n°53 du 19 septembre 2026</strong> Voir flash info original en PDF <a href="https://cdpa.tg/wp-content/uploads/2026/09/53-FLASH-INFO_19-septembre-2026_SG.pdf">https://cdpa.tg/wp-content/uploads/2026/09/53-FLASH-INFO_19-septembre-2026_SG.pdf</a></p>
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		<title>Togo : selon l’opposition, les allégations de menaces de mort contre Ferdinand Ayité sont à prendre au sérieux</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Sep 2026 20:52:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[C’est un fait qui cristallise les attentions.&#160;Plusieurs regroupements de l’opposition et organisations de la société civile du Togo&#160;appellent à&#160; soutenir le journaliste d’investigation Ferdinand Ayité.&#160;En exil en France, le directeur de publication de L’Alternative affirme à nouveau être la cible de menaces contre sa vie. Dans un live diffusé le 1er septembre 2026, sur les [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">C’est un fait qui cristallise les attentions.&nbsp;<a href="https://gapola.tg/togo-selon-lopposition-les-allegations-de-menaces-de-mort-contre-ferdinand-ayite-sont-a-prendre-au-serieux/Plusieurs%20regroupements%20de%20l%E2%80%99opposition%20et%20organisations%20de%20la%20soci%C3%A9t%C3%A9%20civile%20du%20Togo%20appellent%20%C3%A0%20%20soutenir%20le%20journaliste%20d%E2%80%99investigation%20Ferdinand%20Ayit%C3%A9" target="_blank" rel="noopener">Plusieurs regroupements de l’opposition et organisations de la société civile du Togo&nbsp;appellent à&nbsp; soutenir le journaliste d’investigation Ferdinand Ayité</a>.&nbsp;<a href="https://gapola.tg/togo-selon-lopposition-les-allegations-de-menaces-de-mort-contre-ferdinand-ayite-sont-a-prendre-au-serieux/En%20exil%20en%20France,%20le%20directeur%20de%20publication%20de%20L%E2%80%99Alternative%20affirme%20%C3%A0%20nouveau%20%C3%AAtre%20la%20cible%20de%20menaces%20contre%20sa%20vie" target="_blank" rel="noopener">En exil en France, le directeur de publication de L’Alternative affirme à nouveau être la cible de menaces contre sa vie</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un live diffusé le 1er septembre 2026, sur les réseaux sociaux,&nbsp;<a href="https://gapola.tg/togo-selon-lopposition-les-allegations-de-menaces-de-mort-contre-ferdinand-ayite-sont-a-prendre-au-serieux/Ferdinand%20Ayit%C3%A9%20a%20de%20nouveau%20alert%C3%A9%20sur%20les%20risques%20qui%20p%C3%A8seraient%20sur%20sa%20s%C3%A9curit%C3%A9" target="_blank" rel="noopener">Ferdinand Ayité a de nouveau alerté sur les risques qui pèseraient sur sa sécurité</a>. Le journaliste, devenu une voix très suivie de la contestation en ligne, accuse le pouvoir de Lomé de nourrir des projets dirigés contre sa personne. Des accusations qui, à ce stade, relèvent de ses déclarations et ne sont pas établies de manière indépendante.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Togo : l’opposition se mobilise autour d’un mémorandum juridico-politique et appelle au retour à l’ordre constitutionnel.</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Sep 2026 16:20:01 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Publication du parti]]></category>
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					<description><![CDATA[voir et telecharger le mémorandumhttps://cdpa.tg/wp-content/uploads/2026/09/Memorandum-pour-une-sortie-de-crise-au-Togo.pdf]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">voir et telecharger le mémorandum<a href="https://cdpa.tg/wp-content/uploads/2026/09/Memorandum-pour-une-sortie-de-crise-au-Togo.pdf">https://cdpa.tg/wp-content/uploads/2026/09/Memorandum-pour-une-sortie-de-crise-au-Togo.pdf</a></p>
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		<title>La CDPA à l’ère du numérique : un nouveau site web pour renforcer la visibilité, l’information et la mobilisation citoyenne</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Sep 2026 15:02:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Ce 8 septembre 2026, journée internationale nationale de lutte contre l&#8217;analphabétisme, une équipe composée de la Secrétaire Générale de la CDPA, de deux secrétaires Généraux, du Secrétaire national chargé de la mobilisation et quelques militants, a procédé à la réception définitive du nouveau site de la CDPA, un outil destiné à renforcer la visibilité du [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Ce 8 septembre 2026, journée internationale nationale de lutte contre l&#8217;analphabétisme, une équipe composée de la Secrétaire Générale de la CDPA, de deux secrétaires Généraux, du Secrétaire national chargé de la mobilisation et quelques militants, a procédé à la réception définitive du nouveau site de la CDPA, un outil destiné à renforcer la visibilité du parti et de son combat, mais aussi à intensifier la contribution du parti à la mobilisation des populations en vue de mettre fin au régime soixantenaire qui opprime les togolais et bloque le développement du pays.<br>N&#8217;oubliez surtout pas de consulter les rubriques actualités et événements.<br>Rejoignez nous sur le site à <a href="https://cdpa.tg">https://cdpa.tg</a></p>



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		<title>Cour de Justice de la CEDEAO : un arrêt historique qui interpelle le Togo et renforce la défense de la démocratie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[cdpa]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Jun 2026 06:57:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités des formations]]></category>
		<category><![CDATA[flash info]]></category>
		<category><![CDATA[Publication du parti]]></category>
		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;arrêt du 29 janvier 2026 marque une étape importante dans la protection de l&#8217;État de droit en Afrique de l&#8217;Ouest et rappelle que toute réforme constitutionnelle doit respecter les principes démocratiques et la volonté du peuple. L&#8217;histoire des peuples est souvent marquée par des décisions qui dépassent le cadre juridique pour devenir de véritables repères [&#8230;]]]></description>
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<h3 class="wp-block-heading"><strong>L&#8217;arrêt du 29 janvier 2026 marque une étape importante dans la protection de l&#8217;État de droit en Afrique de l&#8217;Ouest et rappelle que toute réforme constitutionnelle doit respecter les principes démocratiques et la volonté du peuple.</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&#8217;histoire des peuples est souvent marquée par des décisions qui dépassent le cadre juridique pour devenir de véritables repères démocratiques. L&#8217;arrêt rendu le <strong>29 janvier 2026</strong> par la Cour de Justice de la Communauté Économique des États de l&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest (CEDEAO), dans l&#8217;affaire opposant la Ligue Togolaise des Droits de l&#8217;Homme et douze autres requérants à la République togolaise, s&#8217;inscrit dans cette dynamique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà d&#8217;une simple décision de justice, cet arrêt rappelle avec force que les principes démocratiques consacrés par les textes régionaux doivent être respectés par tous les États membres. Il réaffirme également que les réformes constitutionnelles ne peuvent servir à contourner la volonté populaire ni à remettre en cause les mécanismes démocratiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une réforme constitutionnelle au cœur du litige</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En mars 2024, l&#8217;Assemblée nationale togolaise a adopté une importante réforme constitutionnelle modifiant profondément l&#8217;organisation des institutions du pays. Cette révision a notamment instauré un régime parlementaire, supprimé l&#8217;élection du Président de la République au suffrage universel direct et créé la fonction de Président du Conseil, investie de larges pouvoirs exécutifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réforme est intervenue dans un contexte particulièrement sensible, alors que le mandat de l&#8217;Assemblée nationale précédente était arrivé à son terme et que les élections législatives étaient imminentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Estimant que ces modifications portaient atteinte aux principes démocratiques garantis par les engagements régionaux du Togo, plusieurs organisations de défense des droits humains et citoyens togolais ont saisi la Cour de Justice de la CEDEAO.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La position de la Cour de Justice de la CEDEAO</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son arrêt, la Cour considère que les circonstances ayant entouré cette révision constitutionnelle sont incompatibles avec les exigences de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (CADEG), notamment son article 23(5), qui prohibe toute modification constitutionnelle susceptible de compromettre l&#8217;alternance démocratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Cour souligne notamment que :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la réforme a été adoptée sans véritable consultation nationale ;</li>



<li>aucun consensus politique significatif n&#8217;a été recherché ;</li>



<li>les modifications sont intervenues dans un contexte électoral sensible ;</li>



<li>les changements opérés ont eu pour effet de transformer profondément les mécanismes d&#8217;exercice du pouvoir exécutif.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la juridiction régionale, ces éléments caractérisent un usage abusif du pouvoir de révision constitutionnelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une décision qui dépasse le seul cadre togolais</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cet arrêt constitue un précédent important pour l&#8217;ensemble de l&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il rappelle que les États ayant ratifié les instruments régionaux de protection de la démocratie demeurent liés par leurs engagements internationaux. La souveraineté nationale ne peut être invoquée pour écarter les obligations librement acceptées en matière de gouvernance démocratique, de respect des droits fondamentaux et d&#8217;alternance politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision renforce également le rôle de la Cour de Justice de la CEDEAO comme garante régionale des principes démocratiques et de l&#8217;État de droit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une responsabilité collective</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&#8217;arrêt du 29 janvier 2026 constitue une référence juridique majeure. Toutefois, l&#8217;effectivité des décisions de justice dépend aussi de leur appropriation par les institutions nationales, les acteurs politiques, la société civile, les médias et les citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisations de défense des droits humains, les juristes, les universitaires ainsi que les forces politiques ont un rôle essentiel à jouer dans la diffusion et la compréhension de cette décision afin qu&#8217;elle contribue au renforcement de la culture démocratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dialogue, la participation citoyenne, le respect des institutions et le recours aux voies légales demeurent les moyens privilégiés pour promouvoir une gouvernance respectueuse de la Constitution, des droits fondamentaux et des engagements internationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&#8217;arrêt de la Cour de Justice de la CEDEAO du 29 janvier 2026 restera comme une décision importante dans la jurisprudence régionale en matière de démocratie constitutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il rappelle que toute réforme des institutions doit être conduite dans le respect des principes démocratiques, de la transparence, de la participation citoyenne et de l&#8217;État de droit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Togo comme pour l&#8217;ensemble des États membres de la CEDEAO, cette décision constitue une invitation à consolider les institutions démocratiques et à garantir que les évolutions constitutionnelles demeurent au service de l&#8217;intérêt général et de la souveraineté du peuple.</p>
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		<title>INTERVIEW : « LA REGION DES SAVANES NE DOIT PAS DEVENIR UNE ZONE D’EXCEPTION PERMANENTE »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[cdpa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 22:07:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le Camarade Damedjoin Kombate Fidèle, Conseiller municipal de Tône 1 et secrétaire de la fédération CDPA de la commune de Tône 1, revient sur la prolongation de l’état d’urgence dans les Savanes dénoncé à l’époque par la La Secrétaire générale de la CDPA, Adjamagbo-Johnson. Pour notre camarade, la menace sécuritaire est réelle, mais elle ne [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Camarade Damedjoin Kombate Fidèle, Conseiller municipal de Tône 1 et secrétaire de la fédération CDPA de la commune de Tône 1, revient sur la prolongation de l’état d’urgence dans les Savanes dénoncé à l’époque par la La Secrétaire générale de la CDPA, Adjamagbo-Johnson. Pour notre camarade, la menace sécuritaire est réelle, mais elle ne doit pas servir de prétexte à l’opacité, ni faire oublier la crise alimentaire, sociale et humanitaire qui frappe les populations. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash info : Camarade comment analysez-vous la prolongation de l’état d’urgence dans la région des Savanes ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Camarade Damedjoin Kombate Fidèle :</strong> Il faut d’abord être clair : personne de sérieux ne peut nier la réalité de la menace sécuritaire dans le nord du Togo. Les populations doivent être protégées, les forces de défense et de sécurité doivent être soutenues, et l’État doit empêcher l’extension des violences venues du Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la sécurité ne peut pas se résumer aux barrages, aux patrouilles, aux restrictions de circulation et aux reconductions successives de l’état d’urgence. Depuis juin 2022, cet état d’urgence, qui devait être exceptionnel, tend à devenir permanent. Or, lorsqu’une mesure exceptionnelle dure aussi longtemps, elle doit être accompagnée d’un bilan public détaillé, d’un contrôle démocratique sérieux et d’une association réelle des élus locaux, de la société civile, des populations et des forces politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément sur ces arguments que s’est fondée la députée DMP, secrétaire générale de la CDPA, la camarade Kafui Adjamagbo-Johnson, pour refuser de voter la reconduction de l’état d’urgence. Son refus n’était pas dirigé contre la sécurité des Savanes, mais contre une gestion de l’urgence devenue permanente, opaque, soustraite au contrôle parlementaire, et insuffisamment accompagnée sur le plan social, avec des projets annoncés qui commencent parfois, mais ne vont pas toujours à leur terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash info : Selon vous, le problème n’est donc pas seulement sécuritaire ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Camarade Damedjoin Kombate Fidèle :</strong> Exactement. L’urgence dans les Savanes est sécuritaire, mais elle est aussi et surtout alimentaire, sociale et économique. Les données disponibles montrent une région sous forte pression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le Cadre Harmonisé repris par le PAM, sur 288 383 personnes faisant face à des niveaux de crise ou d’urgence d’insécurité alimentaire aiguë au Togo, 87 864, soit 30,5 % du total national, se trouvent dans la région des Savanes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela veut dire qu’au moment même où l’on prolonge l’état d’urgence au nom de la sécurité, des dizaines de milliers de citoyens de la région des Savanes peinent à satisfaire leurs besoins alimentaires de base.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous comprenez donc que la réponse militaire est nécessaire, mais elle est manifestement insuffisante pour juguler la misère dans les Savanes.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img width="491" height="336"  alt="" class="wp-image-537"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://cdpa.tg/wp-content/uploads/2026/06/45-FLASH-INFO_JUIN-2026-1-2.png" srcset="https://cdpa.tg/wp-content/uploads/2026/06/45-FLASH-INFO_JUIN-2026-1-2.png 491w, https://cdpa.tg/wp-content/uploads/2026/06/45-FLASH-INFO_JUIN-2026-1-2-480x328.png 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 491px, 100vw" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash info : Que reprochez-vous concrètement au gouvernement dans la gestion de cette crise ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Camarade Damedjoin Kombate Fidèle :</strong> Aaaaah, ce que je reproche au gouvernement ? Je lui reproche surtout une approche verticale, fermée et insuffisamment transparente. On ne peut pas demander à des populations qui vivent sous un régime d’exception sans leur offrir en retour, un accompagnement social fort.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a>Regardez le Burkina Faso, juste à côté. L’effort de guerre y est assumé, mais il s’accompagne aussi d’une mobilisation nationale : Fonds de soutien patriotique, prise en charge des Volontaires pour la défense de la patrie, appui aux déplacés internes, soutien aux communautés d’accueil et stratégie de relèvement sur plusieurs années.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a>Le Burkina Faso a élaboré une Stratégie nationale de relèvement des personnes déplacées internes et des communautés d’accueil pour la période 2023-2027. Au-delà de l’urgence humanitaire, cette stratégie parle d’accès aux services sociaux de base, de moyens de subsistance durables, de redynamisation de l’économie locale, d’autonomisation des jeunes et des femmes, de prévention des conflits communautaires et de consolidation de la paix.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Burkina Faso, la gestion de la crise sécuritaire est devenue une affaire de tout le peuple burkinabè vu la mobilisation populaire que cela suscite. Mais au Togo, la crise sécuritaire dans la région des savanes, il faut le signaler, semble ne concerner que les populations de ladite région et une partie du gouvernement.&nbsp; La mobilisation populaire est quasiment inexistante, les médias nationaux ne font aucun écho, l&#8217;assemblée nationale et le sénat restent silencieux de même qu&#8217;une grande partie de la classe politique à l&#8217;exception de la DMP et son député qui ont voulu toucher du doigt la réalité du terrain mais qui ont été empêché. Aucun élan de solidarité nationale envers les populations des savanes n&#8217;est entrepris depuis le début de cette il y a bientôt six ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cela que nous demandons pour les Savanes. Si l’état d’urgence est prolongé au nom de la sécurité, alors l’aide alimentaire, le soutien aux agriculteurs, l’appui aux familles hôtes, l’accès aux soins, à l’école et aux activités économiques doivent suivre le même rythme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un état d’urgence digne de ce nom ne peut pas se limiter aux armes, aux contrôles et aux restrictions. Il doit aussi soutenir les agriculteurs, les commerçants, les jeunes, les familles déplacées, les communautés hôtes, les organisations locales et les ménages vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a>Dans une région des savanes où plus de 80% des populations se retrouvent dans les zones rurales et vivent de l&#8217;agriculture, du maraîchage et de l&#8217;élevage, lorsque l&#8217;accès aux champs, aux entrants agricoles, aux pâturages, aux marchés, à la mobilité est perturbé, c’est directement la capacité des familles à se nourrir qui est touchée.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash info : La présence de réfugiés et de déplacés aggrave-t-elle la situation ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Camarade Damedjoin Kombate Fidèle :</strong> Oui, évidemment. Les Savanes portent aujourd’hui une charge nationale et régionale très lourde. Le Togo accueille des milliers de réfugiés et de demandeurs d’asile, principalement venus du Burkina Faso. Un rapport conjoint HCR-OIM-UNICEF-PAM indiquait qu’en février 2025, le Togo accueillait 51 204 personnes déplacées de force, et que la région des Savanes abritait plus de 85 % de la population réfugiée du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela signifie que les familles hôtes partagent leurs ressources, que les services publics sont davantage sollicités, que les terres et les marchés subissent une pression supplémentaire, pendant que les collectivités locales doivent absorber une crise qu’elles n’ont pas provoquée et qu’elles n’ont pas les moyens de gérer seules.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash info : Pourtant, des opérations d’assistance humanitaire ont été menées. Est-ce insuffisant ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Camarade Damedjoin Kombate Fidèle :</strong> Il faut reconnaître ce qui est fait. En janvier 2026, une opération menée par le gouvernement togolais, la CEDEAO et le PAM a ciblé plusieurs préfectures des Savanes. Selon l’ANPC, 2 413 ménages vulnérables, soit 9 940 personnes, ont reçu une assistance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce chiffre montre aussi la limite de la réponse. Quand 9 940 personnes sont assistées dans une région où le PAM estime à 87 864 le nombre de personnes confrontées à une insécurité alimentaire aiguë de crise ou d’urgence, on voit bien l’écart entre l’ampleur de la crise et le niveau de la réponse publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème n’est donc pas de dire que rien n’est fait. Le problème est de dire que ce qui est fait reste trop ponctuel face à une crise durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash info : Vous parlez souvent de transparence. Que devrait faire l’État selon vous ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Camarade Damedjoin Kombate Fidèle :</strong> Le gouvernement devrait publier un bilan annuel complet de l’état d’urgence. Ce bilan peut évidemment respecter certaines exigences de confidentialité opérationnelle sur le plan sécuritaire, mais il doit aussi inclure les données sociales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous devons savoir combien de ménages sont vulnérables, quel est le niveau réel de couverture de l’aide, comment évoluent les prix des denrées, quelles sont les pertes agricoles, quel soutien est apporté aux déplacés et aux familles hôtes, et quel est l’accès réel à l’école, aux soins et aux services sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le manque de transparence a été clairement mis à nu lorsque le gouvernement, à travers le préfet, a empêché la députée Adjamagbo-Johnson d’exercer son droit de contrôle de l’action gouvernementale dans les Savanes. Si l’état d’urgence est réellement assumé dans l’intérêt des populations, pourquoi refuser le regard d’une élue de la nation ? La sécurité ne peut pas servir de prétexte pour fermer la porte au contrôle démocratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La sécurité sans transparence produit la méfiance. L’urgence sans accompagnement social produit l’épuisement. Et l’autorité sans dialogue finit par isoler l’État de ceux qu’il prétend protéger.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash info : Quelle place doivent jouer les élus locaux et les forces politiques dans cette situation ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Camarade Damedjoin Kombate Fidèle :</strong> Ils doivent être pleinement associés. Il faut créer un cadre de concertation regroupant les élus locaux, les chefferies, la société civile, les organisations humanitaires, les représentants des jeunes, des femmes, des agriculteurs, des commerçants et des forces politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une crise aussi grave, la loyauté envers la nation ne consiste pas à se taire. Elle consiste à exiger que l’État rende des comptes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les populations des Savanes ne demandent pas seulement d’être protégées contre les groupes armés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elles veulent aussi cultiver, vendre, circuler, scolariser leurs enfants, accéder aux soins, nourrir leurs familles et comprendre les décisions prises en leur nom.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash info : Pour vous, peut-on gagner cette bataille uniquement par les armes ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Camarade Damedjoin Kombate Fidèle :</strong> Non. L’extrémisme violent ne prospère pas dans le vide. Il s’installe là où l’État est absent, distant, injuste ou perçu comme indifférent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà pourquoi la réponse aux Savanes ne peut pas être seulement militaire. Elle doit être alimentaire, agricole, économique, sociale, territoriale et politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La faim, le chômage, le sentiment d’abandon et l’absence de perspectives sont aussi des risques sécuritaires. Si l’État veut protéger durablement les Savanes, il doit protéger le territoire, mais aussi les populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash info : Quel message souhaitez-vous adresser au gouvernement ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Camarade Damedjoin Kombate Fidèle :</strong> Je veux dire que les Savanes ne doivent pas devenir une zone d’exception permanente. La menace sécuritaire est réelle, mais elle ne doit pas servir de paravent à l’opacité, ni d’excuse à l’insuffisance sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement ne peut plus se contenter de gérer les Savanes uniquement par l’exception sécuritaire. Il doit rendre des comptes, ouvrir le débat, renforcer l’aide, soutenir l’économie locale et traiter cette région non comme une marge militarisée, mais comme une priorité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Protéger un territoire, ce n’est pas seulement le tenir militairement. C’est aussi permettre à ses habitants de vivre, de manger, de travailler et de croire encore que l’État est là pour eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le régime en place depuis soixante ans ne peut plus, par manque de légitimité, assumer cette mission ainsi que de nombreuses autres que je ne peux citer ici tant la liste est longue, alors il n’a qu’à rendre le tablier et ouvrir la voie à une transition démocratique et inclusive.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Propos recueillis par RV Adodo ;</em></h2>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Flash info ; 3 juin 2026</em><em>&nbsp;&nbsp; </em><em></em></h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<span class="et_bloom_bottom_trigger"></span>]]></content:encoded>
					
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		<title>Togo : Le basculement historique vers la Vème République et le régime parlementaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[cdpa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 15:14:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le Togo a opéré un tournant institutionnel sans précédent de son histoire moderne. Avec la promulgation de la nouvelle Constitution, le pays abandonne le régime présidentiel pour instaurer un régime parlementaire, redéfinissant intégralement l’exercice du pouvoir de l&#8217;État. 1. La fin du suffrage universel direct pour le Chef de l’État Le changement le plus emblématique [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Togo a opéré un tournant institutionnel sans précédent de son histoire moderne. Avec la promulgation de la nouvelle Constitution, le pays abandonne le régime présidentiel pour instaurer un régime parlementaire, redéfinissant intégralement l’exercice du pouvoir de l&#8217;État.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1. La fin du suffrage universel direct pour le Chef de l’État</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le changement le plus emblématique de la nouvelle loi fondamentale est <strong>la suppression de l’élection présidentielle au suffrage universel direct</strong>. Désormais, le président de la République est élu par le Parlement (l&#8217;Assemblée nationale et le Sénat réunis en congrès) pour un <strong>mandat unique de six ans</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la fonction présidentielle se retrouve largement vidée de sa substance politique. Le président de la République n’exerce plus qu&#8217;un rôle essentiellement honorifique et de représentation symbolique de l&#8217;unité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2. L&#8217;avènement du Président du Conseil des ministres</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable cœur du pouvoir exécutif est désormais concentré entre les mains d&#8217;une nouvelle figure : le <strong>Président du Conseil des ministres</strong>.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Désignation :</strong> Ce poste revient de plein droit au chef du parti ou de la coalition majoritaire à l&#8217;Assemblée nationale.</li>



<li><strong>Pouvoirs :</strong> C’est lui qui conduit la politique de la nation, dirige l&#8217;administration, commande les forces armées et représente le pays à l’international.</li>



<li><strong>Mandat :</strong> Contrairement au président de la République, son mandat est indexé sur les législatives et ne comporte <strong>aucune limitation de renouvellement</strong>, tant que sa majorité reste au pouvoir.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>3. Un Parlement bicaméral renforcé</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pouvoir législatif bascule dans un <strong>système bicaméral</strong>. L&#8217;Assemblée nationale collabore dorénavant avec le <strong>Sénat</strong>. Cette réorganisation donne aux députés le pouvoir de renverser le gouvernement par une motion de censure, mais leur donne aussi la responsabilité exclusive de la stabilité institutionnelle du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>4. Entre promesses de stabilité et vives contestations</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les partisans du parti au pouvoir (UNIR), cette réforme vêtue des attributs de la Vème République introduit une démocratie plus inclusive, représentative et moins personnalisée autour du chef de l&#8217;État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l&#8217;inverse, l’opposition politique et plusieurs organisations de la société civile dénoncent un « coup d’État constitutionnel ». Ils estiment que cette modification, adoptée par voie parlementaire sans passer par un référendum populaire, a pour unique objectif de permettre au président Faure Gnassingbé de se maintenir indéfiniment à la tête de l&#8217;exécutif sous son nouveau titre de Président du Conseil. Sur le plan régional, la <strong>Cour de justice de la CEDEAO</strong> a d&#8217;ailleurs qualifié cette réforme de « changement inconstitutionnel de gouvernement », un arrêt qui continue d&#8217;alimenter les débats de l&#8217;opposition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Togo est ainsi entré dans une ère politique totalement inédite, dont l&#8217;impact réel sur la gouvernance et la stabilité nationale se mesurera à long terme.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Souhaitez-vous que j&#8217;ajoute des précisions sur <strong>les réactions spécifiques de l&#8217;opposition togolaise</strong> ou que j&#8217;adapte le style de cet article pour <strong>un format particulier</strong> (par exemple, un éditorial d&#8217;opinion ou un script de reportage vidéo) ?</p>
<span class="et_bloom_bottom_trigger"></span>]]></content:encoded>
					
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