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	<description>Travail- Démocratie – Unité</description>
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		<title>Députée Adjamagbo-Johnson : Continuons de siéger à l’Assemblée nationale aussi longtemps que cela sera objectivement jugé utile</title>
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		<dc:creator><![CDATA[R. V. Adodo]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 17:27:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[flash info]]></category>
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					<description><![CDATA[Pourquoi continuer à siéger dans une Assemblée dont on conteste l’ordre institutionnel ? Face à cette question légitime, qui revient avec insistance au sein de l’opposition togolaise, Kafui Adjamagbo-Johnson explique et assume un choix susceptible d’évoluer : pour elle, au stade actuel de la lutte pour l’alternance, le mandat parlementaire constitue un outil de combat [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-3 wp-block-paragraph"><a><strong><em>Pourquoi continuer à siéger dans une Assemblée dont on conteste l’ordre institutionnel ? Face à cette question légitime, qui revient avec insistance au sein de l’opposition togolaise, Kafui Adjamagbo-Johnson explique et assume un choix susceptible d’évoluer : pour elle, au stade actuel de la lutte pour l’alternance, le mandat parlementaire constitue un outil de combat qu’il serait prématuré d’abandonner.</em></strong></a></p>



<p class="has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-4 wp-block-paragraph"><a>« Un acte fort posé au mauvais moment peut aussi s’avérer être un acte sans effet. » Cette phrase résume le message que la députée du Golfe, Kafui Adjamagbo-Johnson, de la DMP, a voulu faire passer lors de sa reddition de comptes, ce 29 septembre 2026</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>29 septembre : les agresseurs courent toujours</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme pour rappeler qu’il y a deux ans, jour pour jour, le député sénégalais au Parlement de la CEDEAO, Guy Marius Sagna, des journalistes, des participants et elle-même avaient été agressés lors d’une rencontre citoyenne à l’endroit même où elle tient aujourd’hui sa conférence de presse, la députée Kafui Adjamagbo-Johnson s’est vêtue de la même manière qu’à l’époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis, rien n’a véritablement bougé, si ce n’est que le directeur général de la Police nationale a été poussé à céder sa place au commissaire qui était chargé de l’enquête. Malgré la connaissance du dossier par l’actuel patron de la Police nationale, l’enquête piétine toujours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis cette agression, aucun mot de compassion n’a été prononcé par la présidence togolaise du parlement de la CEDEAO, encore moins par celle de l’Assemblée nationale du Togo. Mais la DMP ne lâchera pas l’affaire tans qu’elle n’est pas résolut</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Cours de Justice de CEDEAO a dit le droit : la réforme de la Constitution de la IVe République est anticonstitutionnelle</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après l’arrêt du 29 janvier 2026 de la Cour de justice de la CEDEAO, alors que certains réclament la démission des députés de l’opposition siégeant encore à l’Assemblée nationale, Kafui Adjamagbo-Johnson défend une autre approche, plus pragmatique : en attendant le moment opportun pour démissionner, il faut se servir du statut de député pour occuper efficacement le terrain institutionnel et utiliser tous les leviers qu’offre cette fonction afin de mieux contester, interpeller et mobiliser. La Cour communautaire a conclu que les conditions dans lesquelles la réforme constitutionnelle togolaise avait été menée violaient l’article 23 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, en retenant notamment la question du mandat expiré de la législature qui avait engagé cette réforme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la députée, qui rappelle qu’elle et ses collègues ont été élus et proclamés députés sous l’empire de la IVe République, quitter l’Assemblée nationale uniquement pour poser un acte spectaculaire, sous le coup de l’émotion, reviendrait à renoncer à des moyens d’action dont ils disposent à ce moment critique de leur lutte. Elle affirme avoir utilisé son statut pour porter la situation togolaise auprès de la CEDEAO, de l’Union africaine, de partenaires diplomatiques, d’organisations internationales et d’institutions parlementaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Nous siégeons pour servir d’instrument à la lutte »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le cœur de son argumentaire. À ceux qui considèrent la démission comme un geste politique incontournable et fort, elle dit comprendre leur position, tout en leur demandant de faire preuve de patience.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, la démission reste une possibilité, mais elle devrait intervenir au moment où elle sera utile à la stratégie de lutte. Autrement dit, pour Adjamagbo-Johnson, le siège de député, dans la situation actuelle, n’est pas une fin en soi, mais un instrument de lutte et d’action.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Revenant sur sa reddition de comptes, Kafui Adjamagbo-Johnson a expliqué que, dans le cadre de son activité parlementaire, elle a interpellé le gouvernement et posé des questions d’actualité ainsi que des questions orales et écrites. Elle a également consulté les acteurs concernés sur plusieurs textes sensibles, notamment ceux relatifs à la liberté d’association, à l’écosystème de l’innovation, à l’orientation agricole, à l’état d’urgence sécuritaire ou encore aux aires protégées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans chacun de ces dossiers, elle suit le même fil conducteur : la défense des libertés publiques et la prise en compte des conséquences concrètes de ces textes sur les populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Lier notre mission au quotidien des Togolais »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La députée refuse que son combat au sein de l’Assemblée nationale soit réduit à la seule bataille institutionnelle. À ce titre, elle a interpellé le gouvernement sur l’accès à l’eau potable, la récente hausse des prix des produits pétroliers à la pompe, les accusations de détournements à l’Office togolais des recettes, la situation des détenus politiques ou encore les conditions de gestion de certains projets publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutes ces actions ont un même dénominateur : contrôler l’action du gouvernement, lui demander des comptes et attirer l’attention sur les droits et les conditions de vie des Togolais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec ses collègues de l’ADDI, elle continue de porter ces préoccupations auprès du gouvernement, qu’elle considère comme illégal mais qui exerce de fait le pouvoir, même lorsque leurs questions restent sans réponse ou ne sont pas programmées pour être débattues. Une situation qui, selon elle, traduit l’affaiblissement du contrôle parlementaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors des dernières inondations, elle a initié, avec les élus locaux de la DMP, des visites dans plusieurs zones sinistrées du Grand Lomé. Ces déplacements, qui visaient d’abord à témoigner leur solidarité aux populations touchées, ont permis de constater plusieurs insuffisances sur le terrain : entretien insuffisant des ouvrages lorsqu’ils existent et difficultés de drainage des eaux pluviales qui en découlent. Le constat dressé est sans équivoque : les inondations récurrentes posent la question de la gouvernance et de l’anticipation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un nombre réduit de sièges, mais une puissante caisse de résonance</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec seulement trois élus de l’opposition sur les 111 députés siégeant à l’Assemblée nationale, Kafui Adjamagbo-Johnson et ses collègues ne prétendent pas peser par le nombre. Pour elle, mandatée par la DMP et élue par les populations, la stratégie est autre : transformer le mandat parlementaire en caisse de résonance nationale et internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Questions au gouvernement, travail législatif, contacts avec des parlementaires étrangers, plaidoyer auprès d’institutions africaines et internationales : la députée entend montrer que rester, pour le moment, à l’Assemblée nationale ne signifie pas cautionner le système qu’elle combat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le principal message politique de cette reddition de comptes : « Nous sommes minoritaires, mais nous entendons utiliser chaque espace disponible pour agir. »</p>
<span class="et_bloom_bottom_trigger"></span>]]></content:encoded>
					
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		<title>5 octobre 1990 : connais-tu vraiment cette histoire ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[ADODO R.V.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2026 21:01:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Tu es peut-être né bien après 1990. Pourtant, le 5 octobre 1990 reste une date importante de l’histoire politique du Togo. Ce jour-là, autour du procès de Logo Dossouvi et Doglo Agbélengo au Palais de justice de Lomé, une mobilisation portée notamment par des jeunes transforme un événement judiciaire en moment politique majeur.]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Tu es peut-être né bien après 1990. Pourtant, le 5 octobre 1990 reste une date importante de l’histoire politique du Togo. Ce jour-là, autour du procès de Logo Dossouvi et Doglo Agbélengo au Palais de justice de Lomé, une mobilisation portée notamment par des jeunes transforme un événement judiciaire en moment politique majeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">36 ans après, il ne s’agit pas seulement de se souvenir. Il faut aussi raconter. Écouter. Comprendre. Transmettre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que s’est-il vraiment passé ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelle était l’ambiance de l’époque ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’est-ce qui poussait des jeunes à se mobiliser ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelles conséquences ces événements ont-ils eues sur leur vie et sur l’évolution politique du pays ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie commémorative du 5 octobre 2026 veut justement donner la parole à celles et ceux qui ont vécu cette histoire. Pas seulement pour lire des dates dans un livre, mais pour entendre des témoignages, des souvenirs et des expériences racontés par ceux qui étaient là. Le document préparatoire souligne d’ailleurs que les témoins et acteurs de l’époque portent encore leurs souvenirs, tandis qu’une nouvelle génération cherche à comprendre ce que cette histoire signifie aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous le thème « Devoir de mémoire, devoir d’engagement », cette rencontre sera un moment de transmission entre générations : les anciens racontent, les jeunes questionnent, et ensemble, on comprend mieux notre histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dimanche 4 octobre 2026 à 14 heures, viens au siège de la CDPA à Bè Gbégnédji, écouter ceux qui l’ont vécu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Viens poser tes questions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Viens découvrir une histoire qui mérite d’être racontée par ses témoins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parce qu’une mémoire qui ne se transmet pas finit par s’effacer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash info organe d’information interne de la CDPA</strong></p>
<span class="et_bloom_bottom_trigger"></span>]]></content:encoded>
					
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		<title>CEDEAO : L’arrêt qui dérange ! les cadres du RPT/UNIR multiplient les sorties médiatiques.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[ADODO R.V.]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 17:23:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités des formations]]></category>
		<category><![CDATA[flash info]]></category>
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					<description><![CDATA[Après l’arrêt rendu le 29 janvier 2026 par la Cour de justice de la CEDEAO sur la révision constitutionnelle togolaise de 2024, la bataille politique et médiatique s’est intensifiée. Alors que le pouvoir insiste sur le fait que la Cour n’a ni annulé la Constitution, ni ordonné une transition, l’opposition estime que l’essentiel se trouve [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Après l’arrêt rendu le 29 janvier 2026 par la Cour de justice de la CEDEAO sur la révision constitutionnelle</em></strong> <strong><em>togolaise de 2024, la bataille politique et médiatique s’est intensifiée. Alors que le pouvoir insiste sur le fait que la Cour n’a ni annulé la Constitution, ni ordonné une transition, l’opposition estime que l’essentiel se trouve ailleurs : la juridiction régionale a qualifié la révision constitutionnelle de changement anticonstitutionnel de gouvernement. Dans cet entretien accordé à Flash Info, Mme Adjamagbo-Johnson revient sur la portée politique de cette décision, le mémorandum de sortie de crise et les responsabilités qui incombent désormais aux acteurs politiques.</em></strong> <strong><em></em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Depuis plusieurs semaines, le débat sur l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO s’est considérablement durci. Qu’est-ce qui est, selon vous, réellement en jeu ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> Il faut revenir à l’essentiel. Au point 5 de son dispositif, la Cour de justice de la CEDEAO constate une violation de l’article 23 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (CADEG) et qualifie la révision constitutionnelle du 25 mars 2024 de changement anticonstitutionnel de gouverne-ment. C’est cela le fait juridique majeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">UNIR ne conteste pas cette décision. Mais il prétend que, dans le dispositif, la Cour n’a pas dit qu’il fallait mettre en place une transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi les cadres UNIR multiplient les commentaires, les émissions de télévision et les interprétations pour refuser de subir les consé-quences de cette décision de la Cour. UNIR ne peut prétendre reconnaître une décision de justice communautaire tout en refusant, dans les faits, d’en tirer les conséquences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Supposons que, grâce à des relations qu’un monsieur a avec un ministre, il soit nommé à la tête d’un service de la fonction publique. Cette nomination provoque l’indignation des fonctionnaires, car les textes prévoient clairement que l’occupation de ce poste exige un diplôme de niveau Bac+5, diplôme que ce monsieur ne possède pas. Les fonctionnaires contestent alors cette nomination devant le tribunal administratif. Après examen du dossier, le tribunal constate que la nomination n’a pas respecté la procédure régulière et que les conditions légales requises pour occuper le poste n’étaient pas réunies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le monsieur déclare reconnaître le bien-fondé de cette décision de justice. Cependant, il refuse de quitter sa fonction en soutenant que le tribunal n’a pas expressément écrit dans son jugement : « Vous devez démissionner » ou « Vous devez quitter votre poste ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une telle attitude revient, en pratique, à reconnaître la décision dans les paroles tout en refusant d’en accepter les conséquences juridiques. En effet, si le tribunal a établi que la nomination est irrégulière parce que le monsieur ne remplit pas une condition légale, il ne peut pas se prévaloir du silence du jugement sur son départ pour continuer à exercer les fonctions comme si la décision judiciaire n’avait produit aucun effet. Autrement dit, reconnaître une décision de justice, c’est accepter ce que le tribunal a constaté et surtout respecter les conséquences qui découlent nécessairement de cette décision. Continuer à occuper un poste alors qu’une juridiction a constaté que sa nomination ne remplissait pas les conditions prévues par les textes est un refus d’exécuter ou de tirer les conséquences de la décision de justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">UNIR ne peut donc pas effacer la qualification de la Cour. Depuis le 29 janvier 2026, cette réalité juridique existe et toute la question est désormais de savoir quelles conséquences politiques, institutionnelles et diplomatiques doivent en être tirées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Le pouvoir répond justement que la Cour n’a pas annulé la Constitution de 2024. N’est-ce pas un argument solide ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><img decoding="async" width="714" height="535" src=""><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> Ah bon ! Mais depuis quand le fait de ne pas annuler signifie-t-il valider ? C’est précisément là que se trouve la confusion que veut semer UNIR.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Cour de justice de la CEDEAO constate une violation de l’article 23 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance et qualifie la révision constitutionnelle du 25 mars 2024 de changement anticonstitutionnel de gouverne-ment. UNIR voudrait ensuite nous faire croire que cette même décision aurait donné un quitus au processus de révision constitutionnelle ? Où est la logique ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reprenons l’exemple de notre chef de service. Supposons que le tribunal constate que sa nomination est irrégulière. Pourrait-on sérieusement soutenir que, parce que le juge n’a pas expressément annulé dans son dispositif l’arrêté de nomination, il aurait pour autant validé cette nomination ? Évidemment non. L’absence formelle d’une mesure d’annulation ne transforme pas le constat d’irrégularité en constat de régularité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est exactement la distinction qu’il faut faire ici. Nous n’avons jamais dit que la Cour a annulé la Constitution de 2024. Mais une personne de bonne foi ne peut pas davantage transformer cette absence d’annulation formelle en validation juridique de la révision constitutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Soyons donc précis : la Cour n’a pas prononcé l’annulation de la Constitution de 2024, mais elle n’a pas davantage déclaré conforme la révision qui y a conduit. Ce sont deux questions juridiquement distinctes. L’absence d’une mesure d’annulation ne saurait, à elle seule, valoir certificat de conformité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui demeure, c’est le constat posé par la Cour : la révision constitutionnelle du 25 mars 2024 a été qualifiée de changement anticonstitutionnel de gouvernement au regard de l’article 23 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. Les juristes d’UNIR doivent tirer les conséquences politiques et institutionnelles de ce constat.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Les responsables d’UNIR insistent également sur le fait que le mot « transition » n’apparaît nulle part dans l’arrêt. Que leur répondez-vous ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> J’ai déjà répondu à cette question. Mais diantre, qui parmi les auteurs du mémorandum a prétendu le contraire ? Personne n’a dit que le <strong>mot</strong> « transition », je dis bien <strong>le mot,</strong> figure dans l’arrêt. C’est un faux débat qu’UNIR veut entretenir pour détourner l’attention de l’essentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je répète et martèle qu’il faut retenir de cet arrêt est que la Cour a effectivement constaté une violation de l’article 23 de la CADEG, et elle a qualifié la révision constitutionnelle de changement anticonstitutionnel de gouvernement. Maintenant, sur le plan juridique et politique il faut tirer les conséquences de ce changement anticonstitutionnel de gouvernement constaté. C’est cette évidence qu’UNIR ne veut pas accepter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce que nous lui rappelons. Après que la CADEG a défini les situations constitutives d’un changement anticonstitutionnel de gouvernement, elle prévoit, dans les dispositions qui suivent, les mécanismes et les réponses institutionnelles destinées au rétablissement de l’ordre démocratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce cadre que nous exigeons une transition politique. Nous n’avons jamais dit que la Cour a écrit : « Organisez une transition ». Nous disons que la Cour fait un constat et que les conséquences sont de mettre en œuvre les mécanismes permettant de rétablir effectivement l’ordre démocratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Vous considérez donc que le débat sur l’absence du mot « transition » est une diversion ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> Absolument. À force de répéter : « la Cour n’a pas annulé », « la Cour n’a pas dissous », « la Cour n’a pas rétabli la Constitution de 1992 », « la Cour n’a pas ordonné une transition », UNIR espère déplacer le débat et faire oublier ce que la Cour a effectivement constaté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous savez, au Togo, nous avons malheureusement été habitués, depuis des décennies, à voir des faits politiques répétés, banalisés et présentés avec tant d’assurance qu’à force, certains finissent par vouloir les faire passer pour des vérités incontestables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette fois-ci, cela ne marche pas. Pourquoi ? Parce que nous ne sommes plus seulement dans une confrontation de discours politiques. Il existe désormais une décision d’une juridiction régionale. Cette décision dit quelque chose de précis : la Cour constate que le Togo a violé l’article 23 de la Charte africaine de la démocratie et qualifie la révision constitutionnelle de changement anticonstitutionnel de gouvernement. Alors, UNIR doit arrêter de nous réciter ce que la Cour n’a pas fait.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Le mémorandum publié le 25 août a justement replacé la transition au centre du débat. Expliquer nous pourquoi ce document si important pour vous ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> Parce qu’il permet de passer du constat juridique à la question politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme le changement anticonstitutionnel de gouvernement est juridiquement constaté, la réponse ne peut plus simplement consister à apporter quelques retouches techniques à la Constitution ou à organiser un dialogue pour rafistoler le système. Ce coup on nous l’avait fait en 2005 après le coup d’État qui a porté Faure Gnassingbé au pouvoir. On nous avait miroité le dialogue, pour nous rouler dans la farine après dans un processus électoral à l’issu sanglante. <em>Premier gaou n’est pas gaou. C’est deuxième gaou qui est gnata</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mémorandum pose donc la nécessité d’une mobilisation du peuple togolais, mais également des partenaires internationaux du Togo, afin que les conséquences du constat posé par la Cour soient véritablement examinées selon les dispositions de la CADEG.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Justement, l’idée d’un dialogue politique est de nouveau évoquée. L’opposition doit-elle y participer ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> Je viens de vous dire que le dialogue est devenu un rouleau à pâtisserie qu’UNIR utilise pour rouler l’opposition dans la farine. C’est un mécanisme lui permettant de transformer un fait accompli en objet de négociation. L’histoire politique de notre pays doit nous instruire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque des engagements internationaux ont été violés et qu’une juridiction régionale a posé un constat aussi grave, on ne peut pas simplement ramener le problème à quelques discussions entre acteurs politiques autour d’une table.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un constat juridictionnel ne se négocie pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui doit être discuté aujourd’hui, ce sont les conséquences à tirer de ce constat et les moyens de restaurer l’ordre démocratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Certains estiment pourtant que l’opposition devrait accepter une correction de la Constitution de 2024 plutôt que réclamer une rupture plus profonde.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> Ce serait passer à côté du problème.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’on considère que tout ce qu’il faut faire est de modifier quelques articles de la Constitution de 2024, alors on oublie volontairement la nature du constat posé par la Cour. Le sujet n’est plus simplement : « comment améliorer ce texte ? » Le sujet est désormais : mettre en place une transition sans les auteurs de la réforme de contrebande et en vue de refonder la République.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : L’ancien ministre malien de la Justice, Me Mamadou Ismaïla Konaté, a évoqué une distorsion entre les motifs de l’arrêt et son dispositif et suggéré une nouvelle saisine de la Cour. Cette option vous paraît-elle pertinente ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> La critique juridique est théorique. Elle mérite d’être entendue dans un cours de droit. Oui, la Cour de la CEDEAO aurait pu aller plus loin dans les mesures ordonnées. Mais la question stratégique est différente : faut-il repartir pour plusieurs mois de procédure alors que la Cour a déjà tranché une question fondamentale en qualifiant la révision constitutionnelle de changement anticonstitutionnel de gouvernement ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi s’encombrer d’une recourt alors la CADEG préconise la conduite à tenir. La Cour a constaté la violation. Il appartient maintenant aux organes politiques compétents de l’UA et de la CEDEAO d’en tirer les conséquences, comme ils si bien le faire quand il y a coup d’État militaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Le gouvernement rappelle que la Cour de justice de la CEDEAO n’est pas la Cour constitutionnelle du Togo.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> C’est la lecture d’UNIR de ce l’arrêt. Elle oublie de dire que le Togo a souscrit à des engagements internationaux. Elle ne doit pas invoquer l’ordre juridique interne lorsqu’il l’arrange et faire comme si les engagements internationaux n’existaient plus lorsqu’une juridiction constate leur violation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Cour de justice de la CEDEAO n’a pas besoin d’être la Cour constitutionnelle togolaise pour constater qu’au regard des engagements internationaux souscrits par le Togo, l’article 23 de la Charte africaine de la démocratie a été violé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Vous estimez donc que la communication actuelle d’UNIR traduit une certaine fébrilité ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> Regardez simplement l’intensité de la mobilisation médiatique depuis la publication du mémorandum. Combien de fois avez-vous vus les cadres d’UNIR s’agiter autant ? D’habitude, ce sont leurs griots qui se chargent de ce travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les interventions de cadres UNIR se succèdent sur les médias pour expliquer non pas tant ce que la Cour a décidé, mais surtout tout ce qu’elle n’aurait pas décidé. Cela montre bien que cette décision dérange.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On tente aujourd’hui d’enfermer le constat de la Cour dans une lecture minimaliste : reconnaître la violation, mais lui retirer toute portée politique. Notre responsabilité est précisément d’empêcher cela.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Autrement dit, selon vous, la bataille est désormais aussi diplomatique ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> Évidemment. Une juridiction régionale s’est prononcée. Le débat dépasse donc le seul cadre togolais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question des initiatives auprès de l’Union africaine, de la mobilisation des partenaires internationaux du Togo, de la pression diplomatique et de la mobilisation citoyenne se pose désormais. Il faut que toutes les institutions compétentes soient placées devant leurs responsabilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Que dites-vous à ceux qui estiment que l’opposition cherche à transformer une décision juridique limitée en victoire politique totale ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> Nous ne demandons à personne d’inventer ce que la Cour n’a pas écrit. Nous demandons exactement l’inverse : que l’on lise toute la décision et que l’on cesse de faire disparaître le point essentiel derrière des considérations secondaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Cour n’a pas prononcé certaines mesures réclamées par les requérants. C’est un fait. Mais elle a retenu la plus important : la violation de l’article 23 et a qualifié la révision de changement anticonstitutionnel de gouvernement. C’est également un fait. Pourquoi faudrait-il insister continuellement sur le premier et demander aux Togolais d’oublier le second ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Des élections législatives anticipées sont également évoquées par la rumeur. L’opposition pourrait-elle y participer ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> La véritable question est de savoir ce que ces élections régleraient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dissoudre l’Assemblée nationale et organiser de nouvelles élections ne répond pas à la question centrale : comment rétablir l’ordre démocratique après le changement anticonstitutionnel constaté par la Cour ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Participer à un nouveau processus électoral sans qu’une réponse claire soit préalablement apportée à cette question comporte un risque : celui de refermer politiquement un dossier que l’arrêt de la Cour vient précisément de rouvrir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque acteur politique devra donc prendre ses responsabilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Cela signifie-t-il que ceux qui participeraient à ces élections législatives contribueraient, selon vous, à légitimer le fait accompli ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> Regardons les choses clairement. L’existence d’une Assemblée nationale issue pourtant d’élections organisées et proclamées sous l’empire de la IVe République n’a pas fait disparaître la crise née du changement constitutionnel. Elle n’a pas davantage répondu à la question que pose aujourd’hui l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ces conditions, retourner à de nouvelles élections législatives, comme si de rien n’était, sans avoir préalablement tiré les conséquences du changement anticonstitutionnel de gouvernement constaté par la Cour, serait, à mes yeux, une faute politique majeure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À quoi servirait une nouvelle élection sous l’emprise de la Ve République de contrebande si elle ne règle pas la question fondamentale ? Est-ce qu’elle rétablit, à elle seule, l’ordre démocratique ? Est-ce qu’elle répond au constat posé par la Cour ? Non. Ceux qui décideraient malgré tout d’y participer devraient donc expliquer très clairement aux Togolaises et aux Togolais en quoi leur participation permet de tirer les conséquences de l’arrêt, plutôt que de refermer le dossier et de consolider politiquement le fait accompli.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je le précise : il ne s’agit pas de distribuer des certificats de patriotisme ou de trahison. Ce n’est pas le sujet. La question est politique et elle engage la responsabilité de chacun. Toute formation qui choisirait de participer à un nouveau processus électoral devrait pouvoir répondre à une question simple : en quoi cette participation contribue-t-elle au rétablissement de l’ordre démocratique après le changement anticonstitutionnel constaté par la Cour, plutôt qu’à la normalisation de la situation actuelle ? C’est cela que chacun devra expliquer devant les Togolais.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Quelle doit être aujourd’hui la priorité de l’opposition ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> Ne pas se laisser entraîner dans une bataille sémantique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème du Togo ne se résume pas à savoir si le mot « transition » apparaît ou non dans une décision de justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable enjeu est de savoir quelles conséquences concrètes doivent être données au constat d’un changement anticonstitutionnel de gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est sur ce terrain que doivent porter la mobilisation citoyenne, l’action politique et l’offensive diplomatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Votre message au pouvoir, en une phrase ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> Vous pouvez discuter indéfiniment de ce que la Cour n’a pas écrit ; vous ne pourrez pas effacer ce qu’elle a constaté: votre constitution est anticonstitutionnel et les acteurs pris individuellement qui l’on initié et mise en place sont désormais des hors la loi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info : Votre message aux Togolaises et aux Togolais ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme Adjamagbo-Johnson :</strong> Hummmmm !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le moment exige de nous vigilance, courage et responsabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je répète encore une fois : le moment exige de nous vigilance, courage et responsabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une troisième fois, je répète : le moment exige de nous vigilance, courage et responsabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous ne devons pas laisser les diversions sémantiques nous faire perdre de vue l’essentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La juridiction communautaire constate que le Togo a violé la Charte africaine de la démocratie et elle a qualifié la révision constitutionnelle de changement anticonstitutionnel de gouvernement. Ne cherchons pas midi à quatorze heures ce qu’il nous reste à faire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mobilisons-nous au Togo comme dans la diaspora, pour interpeller les institutions compétentes de l’Union africaine, notamment le Conseil de paix et de sécurité, afin qu’elles assument les responsabilités que leur confère la CADEG et examinent les mesures nécessaires au rétablissement de l’ordre démocratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le groupe porteur du “Manifeste Génération Togo” et le CNCC ont déjà commencé à faire l’essentiel en matière de saisine des acteurs pertinents aux niveaux de l’Union africaine, de la CEDEAO et de la communauté internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, les trois élus à l’Assemblée nationale issus de ces deux groupes, ont également pris leurs responsabilités en utilisant leur statut pour peser dans la balance et amener les acteurs parlementaires, interparlementaires et institutionnels politiques et financiers principaux en Afrique et dans le monde à agir en vue de l’application effective de l’arrêt de la CEDEAO.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La sortie de cette énième crise passe par une transition politique refondatrice de la République qui permette de remettre les institutions sur des bases démocratiques et de rendre enfin la parole au peuple togolais. Un point, c’est tout ! C’est le message que nous passons à l’extérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’arrêt de la CEDEAO est une opportunité historique et ultime à saisir pour réaliser l’alternance et mettre le Togo sur la voie de la démocratie. Nous n’avons pas le droit de la laisser passer par résignation, par calcul politique ou par peur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je le dis avec gravité : si nous ne savons pas saisir cette opportunité qui nous est offerte, l’histoire pourrait ne pas nous en offrir une autre de sitôt.</p>





<p class="wp-block-paragraph"><strong>Propos recueillis par R.V. Adodo</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash info n°52 du 12 septembre 2026</strong> ; voir journal original en PDF en cliquant sur le lien suivant : <a href="https://cdpa.tg/wp-content/uploads/2026/09/52_FLASH_INFO_ARRET-DE-LA-CEDEAO_BRIGITTE-1.pdf">https://cdpa.tg/wp-content/uploads/2026/09/52_FLASH_INFO_ARRET-DE-LA-CEDEAO_BRIGITTE-1.pdf</a></p>
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		<title>Nougbléga Akouété Pierre tire La sonnette d’alarme : « la culture togolaise mérite mieux que des annonces ».</title>
		<link>https://cdpa.tg/2026/09/19/nougblega-akouete-pierre-tire-la-sonnette-dalarme-la-culture-togolaise-merite-mieux-que-des-annonces/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[ADODO R.V.]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Sep 2026 20:37:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités des formations]]></category>
		<category><![CDATA[flash info]]></category>
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					<description><![CDATA[Le secteur culturel togolais traverse une période de fortes tensions. Aux revendications sur le FNPC, la protection sociale, le statut de l’artiste et les infrastructures s’ajoutent désormais des interrogations sur la gouvernance du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts. Malgré plusieurs réformes annoncées depuis février 2026, des acteurs du secteur réclament toujours [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le secteur culturel togolais traverse une période de fortes tensions. Aux revendications sur le FNPC, la protection sociale, le statut de l’artiste et les infrastructures s’ajoutent désormais des interrogations sur la gouvernance du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts. Malgré plusieurs réformes annoncées depuis février 2026, des acteurs du secteur réclament toujours des résultats concrets et davantage de transparence, tandis que des procédures de l’ARCOP ont ravivé le débat sur la gestion administrative. Dans ce contexte, Flash Info donne la parole à Nougbléga Akouété Pierre, Secrétaire général adjoint de la CDPA chargé de la culture</em></strong><strong><em>.</em></strong> <strong><em></em></strong><strong><br></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info&nbsp;: Monsieur Nougbléga, les artistes parlent aujourd’hui de crise dans le secteur culturel. Est-ce, selon vous, une crise passagère ou le résultat d’un problème plus profond&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nougbléga Akouété Pierre&nbsp;:</strong> Ce que nous voyons aujourd’hui n’est pas né en septembre 2026. C’est le résultat de l’accumulation de problèmes qui durent depuis plusieurs années. Les artistes parlent de financement de la création, de protection sociale, de droits d’auteur, de copie privée, d’infrastructures, de mobilité internationale, de statut de l’artiste et surtout de transparence dans la gestion des ressources consacrées à la culture. Ce sont des questions structurelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème aujourd’hui est aussi celui de la confiance. Lorsqu’une administration annonce des réformes, des mécanismes de financement et des échéances, les acteurs sont en droit de demander, quelques mois plus tard&nbsp;: qu’est-ce qui a effectivement été réalisé&nbsp;? Quels moyens ont été mobilisés&nbsp;? Qui en a bénéficié&nbsp;? Et selon quelles procédures&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les revendications exprimées par différents acteurs culturels depuis février portent précisé-ment sur ces questions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info&nbsp;: Pourquoi le FNPC reste-t-il au centre des revendications&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nougbléga Akouété Pierre&nbsp;:</strong> Bonne interrogation. Il y a eu des annonces sur la relance du Fonds, sur la mise en place de ses organes et sur le lancement d’appels à projets. Mais les acteurs culturels ne constatent selon leurs dires rien de concret et d’opérationnel du mécanisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Où en sont précisément les organes du Fonds&nbsp;? Quel est le budget effectivement disponible&nbsp;? Quel est le calendrier des appels à projets&nbsp;? Quels seront les critères de sélection&nbsp;? Qui prendra les décisions&nbsp;? Comment les bénéficiaires seront-ils choisis&nbsp;? Comment les résultats seront-ils rendus publics&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand l’État met en place un fonds destiné à soutenir la création, les artistes doivent pouvoir disposer d’informations précises, accessibles et vérifiables.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info&nbsp;: Le ministre en charge de la culture a pourtant rencontré des artistes à Kara en juillet et présenté dix axes de réforme. N’est-il pas excessif de parler d’immobilisme&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nougbléga Akouété Pierre&nbsp;:</strong> Ce que demandent beaucoup d’acteurs, c’est le passage des annonces aux résultats. Un responsable public peut présenter dix axes de réforme. La question qui vient ensuite est simple&nbsp;: quel axe a été mis en œuvre&nbsp;? Quel budget lui a été consacré&nbsp;? Quel calendrier a été respecté&nbsp;? Quels professionnels en ont bénéficié&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une politique publique doit pouvoir être évaluée à partir de résultats vérifiables.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info&nbsp;: Quel traitement doit-on réservez à ce dossier&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nougbléga Akouété Pierre&nbsp;:</strong> Dès lors qu’une question touche à la gestion des politiques publiques, aux ressources de l’État ou aux conditions de vie et de travail d’un secteur professionnel, les responsables politiques, et surtout les parlementaires, doivent s’y intéresser. C’est à ce titre que des députés issus des rangs de l’opposition, dont la Secrétaire générale de la CDPA, ont posé une question d’actualité au ministre en charge de la culture sur le FNPC, la politique culturelle, les ressources consacrées au secteur, l’exécution des réformes annoncées et l’affaire des passations de marchés dénoncée par l’ARCOP. Ils attendent que des réponses précises, documentées et vérifiables soient apportées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les citoyens, les artistes et les parlementaires doivent pouvoir savoir ce qui a été annoncé, ce qui a effectivement été réalisé et quels moyens publics ont été mobilisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info&nbsp;: En tant que cadre de la CDPA, comment voyez-vous cette interpellation parle-mentaire ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nougbléga Akouété Pierre&nbsp;:</strong> Il y a des points de convergence lorsqu’on parle de transparence, de fonctionnement du FNPC, de droits des artistes, d’infrastructures ou de mise en œuvre des politiques publiques. Mais chacun intervient dans son cadre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un député exerce une mission constitutionnelle de contrôle de l’action gouvernementale. Un responsable politique chargé des questions culturelles peut, de son côté, suivre les politiques du secteur, recueillir les préoccupations des acteurs et formuler des propositions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’important est que le débat reste fondé sur des faits et débouche sur des réponses concrètes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La culture togolaise gagnerait davantage à un débat documenté sur les budgets, les mécanismes de financement, les résultats et les échéances qu’à une succession de déclarations sans possibilité d’en mesurer l’exécution. une succession de déclarations sans possibilité d’en mesurer l’exécution.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info&nbsp;: Parlons maintenant des dossiers ARCOP. Que vous inspirent ces affaires&nbsp;?</strong> <strong>Nougbléga Akouété Pierre&nbsp;:</strong> Elles doivent être examinées avec sérieux. Le 9 janvier 2026, une délibération de l’ARCOP a porté sur des violations de la réglementation de la commande publique reprochées à la Personne responsable des marchés publics du ministère. Une autre procédure a ensuite concerné l’acquisition d’un véhicule de fonction. Cette affaire a conduit à une délibération de l’ARCOP en juin puis à une décision disciplinaire en juillet. Ces éléments posent nécessairement des questions sur le fonctionnement administratif, le respect des procédures et les mécanismes de contrôle au sein du département. Le ministre doit pouvoir apporter des réponses sur le fonctionnement administratif de son départe-ment. À ma connaissance, aucune décision publique de l’ARCOP citée dans ce dossier n’a prononcé de sanction personnelle contre le ministre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info&nbsp;: Le dossier aurait été transmis au procureur de la République. Faut-il y voir la preuve qu’une infraction pénale a été commise&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nougbléga Akouété Pierre&nbsp;:</strong> Il faut respecter la présomption d’innocence et laisser la justice faire son travail. Le fait établi est que le dossier a été transmis au procureur après la procédure menée devant l’ARCOP. Cette transmission ne constitue ni une condamnation ni la preuve définitive de la culpabilité de qui que ce soit. L’ARCOP agit dans son domaine de compétence. La justice, elle, devra déterminer s’il existe ou non des responsabilités pénales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, lorsqu’un dossier administratif est transmis à l’autorité judiciaire, l’opinion publique peut légitimement s’intéresser à la suite de la procédure et demander que toute la lumière soit faite dans le respect du droit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info&nbsp;: Les organisations d’artistes réclament également davantage de transparence sur l’argent destiné à la culture. Que faudrait-il publier concrètement&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nougbléga Akouété Pierre&nbsp;:</strong> Il faut aller vers une transparence beaucoup plus systématique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons besoin d’un état des lieux documenté du FNPC&nbsp;: ressources disponibles, dotations, appels à projets, projets retenus, critères de sélection, bénéficiaires, montants attribués et niveau d’exécution. Il faudrait également disposer d’un calendrier public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand les appels à projets seront-ils ouverts&nbsp;? Qui sélectionnera les dossiers&nbsp;? Comment les conflits d’intérêts seront-ils évités&nbsp;? Quels mécanismes de recours seront prévus&nbsp;?La transparence consiste à mettre suffisamment d’informations à la disposition du public pour que chacun puisse comprendre et vérifier le fonctionnement des mécanismes publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info&nbsp;: Le malaise du secteur dépasse donc largement le seul FNPC&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nougbléga Akouété Pierre&nbsp;:</strong> Bien sûr. Le FNPC est important, mais il y a aussi la question de la copie privée, du droit d’auteur, du fonctionnement du BUTODRA, de la protection sociale, des infrastructures, de la mobilité internationale, de la promotion des œuvres togolaises et de l’application effective du statut de l’artiste. Il faut surtout sortir d’une logique où la culture est perçue comme un secteur vivant essentiellement d’aides ponctuelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous devons construire une véritable économie culturelle avec des règles stables, des professions reconnues, des mécanismes de financement pérennes, des infrastructures et des droits effectivement appliqués. C’est d’ailleurs ce que montrent les revendications exprimées depuis plusieurs mois&nbsp;: les acteurs veulent que la culture soit considérée comme un véritable secteur professionnel et économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info&nbsp;: Une partie des acteurs culturels demande désormais la démission du ministre. Quelle est votre position&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nougbléga Akouété Pierre&nbsp;:</strong> Je constate qu’une telle revendication a été exprimée publiquement par certains acteurs et organisations. Il faut néanmoins être précis&nbsp;: cela ne signifie pas que l’ensemble des artistes togolais partage nécessairement cette position.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les informations dont nous disposons montrent l’existence d’une contestation importante, mais elles ne permettent pas de parler d’unanimité du monde culturel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ce qui me concerne, le débat doit être ramené aux faits et aux résultats. Que devient le FNPC&nbsp;? Quel est le calendrier des réformes&nbsp;? Quelles avancées concrètes ont été obtenues sur les droits des artistes&nbsp;? Quelles mesures ont été prises après les constats de l’ARCOP&nbsp;? Comment le dialogue avec les organisations professionnelles sera-t-il restauré&nbsp;?Les réponses documentées à ces questions permettront aux citoyens et aux acteurs concernés de former leur propre appréciation de la situation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info&nbsp;: Que demandez-vous concrètement aujourd’hui au ministre&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nougbléga Akouété Pierre&nbsp;:</strong> Qu’il tire les conséquences logiques de son bilan. À défaut, il revient à ceux qui gouvernent de fait de prendre leurs responsabilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash Info&nbsp;: Quel message adressez-vous finalement aux artistes et aux autorités&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nougbléga Akouété Pierre&nbsp;:</strong> Aux artistes, je dirais qu’ils doivent continuer à s’organiser professionnellement, à défendre leurs droits et à formuler des propositions dans le respect des lois.Aux autorités, je dirais que la culture ne peut plus être considérée comme un secteur secondaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière un musicien, un cinéaste, un auteur, un plasticien, un comédien ou un danseur, il existe toute une chaîne économique&nbsp;: producteurs, techniciens, promoteurs, salles, médias, distributeurs, plateformes et prestataires.Le Togo peut faire de sa culture un véritable levier économique et un instrument de rayonnement. Mais cela suppose de consolider la confiance en la bâtissant sur un socle de transparence, de respect des règles, de dialogue et de résultats concrets.<strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Propos recueillis par R.V. Adodo</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash info n°53 du 19 septembre 2026</strong> Voir flash info original en PDF <a href="https://cdpa.tg/wp-content/uploads/2026/09/53-FLASH-INFO_19-septembre-2026_SG.pdf">https://cdpa.tg/wp-content/uploads/2026/09/53-FLASH-INFO_19-septembre-2026_SG.pdf</a></p>
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		<title>Togo : 5 octobre 1990 – 5 octobre 2026 : 36 ans après, la mémoire doit parler</title>
		<link>https://cdpa.tg/2026/09/18/5-octobre-1990-5-octobre-2026-36-ans-apres-la-memoire-doit-parler/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[ADODO R.V.]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 13:25:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publication du parti]]></category>
		<category><![CDATA[communiques]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 5 octobre 1990 reste une date majeure de l’histoire politique togolaise. Ce jour-là, des Togolaises et des Togolais ont exprimé leur volonté de changement, dans un contexte marqué par de fortes tensions politiques, sociales et économiques.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le 5 octobre 1990 reste une date majeure de l’histoire politique togolaise. Ce jour-là, des Togolaises et des Togolais ont exprimé leur volonté de changement, dans un contexte marqué par de fortes tensions politiques, sociales et économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au-delà de la date :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Qui étaient les acteurs de cette période ?</li>



<li>Qu’ont-ils vécu ?</li>



<li>Pourquoi ont-ils choisi de s’engager malgré la peur, les risques et la répression ?</li>



<li>Quelles avancées ont été obtenues ?</li>



<li>Quels espoirs sont restés inachevés ?</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>dimanche 4 octobre 2026</strong>, 36 ans après, des acteurs du 5 octobre 1990 prendront la parole pour raconter leur lutte et transmettre leur expérience aux nouvelles générations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une transmission d’autant plus importante que les ruptures, l’exil de certains militants et les années de répression n’ont pas toujours permis un véritable passage de témoin entre les générations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les mobilisations de <strong>juin 2025</strong>, portées notamment par des jeunes, ont remis au premier plan la question de l’alternance et montré que les enjeux liés aux libertés publiques, à la participation citoyenne, à la gouvernance et aux conditions de vie demeurent au cœur des préoccupations au Togo.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, il est nécessaire de créer, à l’échelle nationale, des espaces où les aînés racontent, où les jeunes questionnent et où chacun peut tirer ses propres enseignements de l’histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans cet esprit que s’inscrit la rencontre <strong>« Devoir de mémoire, devoir d’engagement »</strong>, qui se tiendra le <strong>dimanche 4 octobre 2026, à 14 heures, au siège de la CDPA</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Venez écouter ceux qui ont vécu 1990.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Venez comprendre leurs combats, leurs espoirs et leurs désillusions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Venez poser vos questions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Venez transmettre cette mémoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une génération a vécu cette histoire.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une autre doit pouvoir l’entendre.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Que vous ayez vécu les événements de 1990 ou que vous soyez né vingt ou trente ans plus tard, votre présence compte pour faire vivre cette mémoire et permettre un véritable dialogue entre les générations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rendez-vous à la date et au lieu indiqués sur l’affiche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Venez écouter ceux qui étaient là.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Venez poser vos questions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Venez comprendre ce qui s’est joué en 1990 et ce que cette histoire peut encore nous apprendre aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une histoire qui ne se transmet pas finit par s’effacer. Un peuple qui connaît son histoire dispose, en revanche, de davantage d’outils pour comprendre son présent et réfléchir librement à son avenir.</strong></p>
<span class="et_bloom_bottom_trigger"></span>]]></content:encoded>
					
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		<title>CDPA : Comprendre pour expliquer, amplifier et défendre sur le terrain le « Manifeste Génération Togo »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[cdpa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 12:30:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités des formations]]></category>
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				<div class="et_pb_text_inner"><!-- divi:paragraph -->
<p>Dans le cadre de son programme de formation politique et citoyenne, l’<strong>École du Parti de la CDPA</strong> organise une nouvelle session de formation consacrée au <strong>« Manifeste Génération TOGO »</strong>. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de renforcement des capacités des militants, cadres et acteurs engagés, conformément à la vocation de la CDPA de développer la formation politique, le leadership citoyen et les capacités d’action sur le terrain.</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:heading {"level":3} -->
<h3 class="wp-block-heading">📚 Thème de la formation</h3>
<!-- /divi:heading -->

<!-- divi:paragraph -->
<p><strong>« Manifeste Génération TOGO : comprendre le contenu du texte pour l’expliquer, le défendre et le porter sur le terrain »</strong></p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>Cette session permettra aux participants de mieux maîtriser le contenu et les principales orientations du texte afin de pouvoir les comprendre, les expliquer clairement et les partager dans leurs différentes activités et espaces d’engagement.</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>L’objectif est également de favoriser les échanges entre participants et de renforcer leur capacité à porter les réflexions issues du <strong>Manifeste Génération TOGO</strong> auprès des militants et sur le terrain.</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:heading {"level":3} -->
<h3 class="wp-block-heading">📅 Informations pratiques</h3>
<!-- /divi:heading -->

<!-- divi:list -->
<ul class="wp-block-list"><!-- divi:list-item -->
<li><strong>Date :</strong> samedi 19 septembre 2026</li>
<!-- /divi:list-item -->

<!-- divi:list-item -->
<li><strong>Heure :</strong> 19h00</li>
<!-- /divi:list-item -->

<!-- divi:list-item -->
<li><strong>Lieu :</strong> Siège de la CDPA</li>
<!-- /divi:list-item -->

<!-- divi:list-item -->
<li><strong>Session :</strong> Septembre 2026</li>
<!-- /divi:list-item -->

<!-- divi:list-item -->
<li><strong>Organisation :</strong> École du Parti – Formation des militants cadres de la CDPA</li>
<!-- /divi:list-item --></ul>
<!-- /divi:list -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>La formation prévoit notamment un temps d’accueil et d’installation, l’intervention de la Secrétaire Générale, la présentation du module de formation, une séance d’échanges autour du thème, ainsi qu’une restitution et des directives pour la suite des activités.</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:heading {"level":3} -->
<h3 class="wp-block-heading">🎯 Un rendez-vous de formation et d’échange</h3>
<!-- /divi:heading -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>Cette session constitue un moment consacré à l’apprentissage, à la compréhension collective et aux échanges autour d&#8217;un texte destiné à nourrir la réflexion et l&#8217;engagement. Elle s&#8217;inscrit plus largement dans la démarche de formation continue développée par la CDPA à destination des militants, responsables, jeunes, femmes et autres acteurs intéressés par la vie publique et citoyenne.</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:separator -->
<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>
<!-- /divi:separator -->

<!-- divi:heading {"level":3} -->
<h3 class="wp-block-heading">🔗 <strong>INSCRIVEZ-VOUS À LA FORMATION</strong></h3>
<!-- /divi:heading -->

<!-- divi:paragraph -->
<p><strong>Vous souhaitez participer à cette session ? Cliquez sur le lien ci-dessous pour accéder au formulaire d’inscription et enregistrer votre participation.</strong></p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>👉 <strong><a href="https://cdpa.tg/fomation/?utm_source=chatgpt.com" target="_blank" rel="noopener">CLIQUEZ ICI POUR VOUS INSCRIRE À LA FORMATION</a></strong></p>
<!-- /divi:paragraph --></div>
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					<wfw:commentRss>https://cdpa.tg/2026/09/16/%f0%9f%8e%93-formation-de-septembre-2026-manifeste-generation-togo-comprendre-pour-expliquer-defendre-et-porter-sur-le-terrain/feed/</wfw:commentRss>
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		<item>
		<title>Togo : toute dette contractée au nom du peuple doit être connue du peuple</title>
		<link>https://cdpa.tg/2026/09/15/togo-toute-dette-contractee-au-nom-du-peuple-doit-etre-connue-du-peuple/</link>
					<comments>https://cdpa.tg/2026/09/15/togo-toute-dette-contractee-au-nom-du-peuple-doit-etre-connue-du-peuple/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[ADODO R.V.]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 11:27:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publication du parti]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://cdpa.tg/?p=1307</guid>

					<description><![CDATA[Cette réflexion est une contribution du Département Économie de la CDPA au débat national sur la dette publique du Togo. Elle part d’un constat simple : toute dette contractée au nom de l’État engage aujourd’hui, mais aussi demain, les citoyens togolais. Elle ne peut donc être une affaire réservée aux seuls techniciens, aux institutions financières ou aux décideurs publics.

À travers l’examen des données disponibles, des engagements financiers de l’État et de leurs conséquences sur les finances publiques et les conditions de vie des populations, le Département Économie de la CDPA pose une exigence fondamentale : le peuple doit savoir ce qui est emprunté en son nom, auprès de qui, à quelles conditions, pour financer quoi et selon quelles modalités cette dette sera remboursée.

Cette contribution ouvre ainsi un débat à la fois économique, social, politique et démocratique sur la soutenabilité de la dette, la transparence des comptes publics, la responsabilité du Parlement et la répartition de l’effort d’assainissement budgétaire.

L’objectif n’est ni de nier la dette ni de refuser les obligations de l’État. Il est de rappeler un principe démocratique essentiel : avant de demander au peuple de rembourser, il faut lui montrer ce qu’il rembourse.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>RÉFLEXION DU DÉPARTEMENTS ÉCONOMIE ET FORMATION DE LA CDPA :</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Togo : toute dette contractée au nom du peuple doit être connue du peuple</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Cette réflexion est une contribution du Département Économie de la CDPA au débat national sur la dette publique du Togo. Elle part d’un constat simple : toute dette contractée au nom de l’État engage aujourd’hui, mais aussi demain, les citoyens togolais. Elle ne peut donc être une affaire réservée aux seuls techniciens, aux institutions financières ou aux décideurs publics.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À travers l’examen des données disponibles, des engagements financiers de l’État et de leurs conséquences sur les finances publiques et les conditions de vie des populations, le Département Économie de la CDPA pose une exigence fondamentale : le peuple doit savoir ce qui est emprunté en son nom, auprès de qui, à quelles conditions, pour financer quoi et selon quelles modalités cette dette sera remboursée.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Cette contribution ouvre ainsi un débat à la fois économique, social, politique et démocratique sur la soutenabilité de la dette, la transparence des comptes publics, la responsabilité du Parlement et la répartition de l’effort d’assainissement budgétaire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’objectif n’est ni de nier la dette ni de refuser les obligations de l’État. Il est de rappeler un principe démocratique essentiel : avant de demander au peuple de rembourser, il faut lui montrer ce qu’il rembourse.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Togo est entré dans une phase où la question de la dette publique ne peut plus être considérée comme une affaire réservée aux techniciens du ministère des Finances, aux banques, au Fonds monétaire international ou aux investisseurs. Elle est devenue une question politique, économique et sociale majeure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dernière analyse conjointe de viabilité de la dette publiée par la Banque mondiale et le FMI, le 5 août 2026, classe certes le Togo en risque modéré de surendettement extérieur et en risque modéré de surendettement public global. Même si diplomatiquement, elle ne décrit pas un pays insolvable, elle relève néanmoins des tensions importantes sur le service de la dette, notamment deux dépassements du seuil du ratio service de la dette extérieure/recettes dans le scénario de référence en 2026 et 2027.<a href="#_ftn1" id="_ftnref1"><sup>[1]</sup></a> De leur côté, les autorités togolaises indiquaient au FMI que la dette publique est passée de 66,2 % du PIB en 2024 à environ 64,9 % du PIB à fin 2025.<a href="#_ftn2" id="_ftnref2"><sup>[2]</sup></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus révélateur encore de la contrainte qui pèse sur les finances publiques, le ministère chargé des Finances dans le gouvernement du Togo indiquait, le 20 avril 2026, que le service de la dette absorbait plus de 85 % des recettes fiscales, réduisant fortement l’espace disponible pour l’investissement public.<a href="#_ftn3" id="_ftnref3"><sup>[3]</sup></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">La situation est donc sérieuse et il serait irresponsable de la nier. Mais le débat ne peut s’arrêter au seul constat de la dette. Reconnaître la contrainte qu’elle fait peser sur les finances publiques ne signifie pas accepter comme inévitable n’importe quelle réponse budgétaire, fiscale ou sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, le gouvernement togolais a déjà engagé un processus d’assainissement budgétaire fondé notamment sur une mobilisation accrue des recettes, l’élargissement de l’assiette fiscale ainsi que la rationalisation de certaines dépenses et exonérations. Ces mesures ne sont pas socialement neutres : selon leur nature, elles peuvent se répercuter directement ou indirectement sur les ménages, les travailleurs, les petites entreprises et, plus durement encore, sur les catégories les plus vulnérables. La question essentielle est donc de savoir comment l’effort demandé est réparti, qui le supporte réellement et dans quelles proportions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de demander des efforts supplémentaires à la population, une démocratie doit pouvoir répondre à des questions élémentaires : combien devons-nous exactement ? À qui ? Pour quels investissements ? À quelles conditions ? Quelles dettes relèvent directement de l’État ? Quelles obligations sont portées par les entreprises publiques ? Quelles garanties pourraient demain être appelées ? Et pourquoi certaines composantes de l’endettement n’ont-elles été intégrées aux statistiques qu’après coup ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faure Essozimna Gnassingbé, la souveraineté budgétaire commence par la vérité des comptes</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son discours sur l’état de la Nation du 2 décembre 2025, Faure Essozimna Gnassingbé, a affirmé que la nouvelle République devait être fondée sur davantage de débat, de redevabilité et de transparence, et que la majorité parlementaire partageait avec l’exécutif la responsabilité de l’action publique.<a href="#_ftn4" id="_ftnref4"><sup>[4]</sup></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’il s’agit de dette a-t-on considéré ces principes lors des sessions parlementaires consacrées au budget&nbsp;? Un pays ne peut revendiquer sa souveraineté économique si son Parlement et ses citoyens ne disposent pas d’une connaissance complète des engagements financiers pris en leur nom. La souveraineté ne consiste pas seulement à choisir ses partenaires financiers. Elle consiste surtout à savoir précisément ce qui est emprunté, pourquoi cela est emprunté, qui en bénéficie et comment cela sera remboursé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le droit togolais reconnaît d’ailleurs explicitement cette responsabilité du pouvoir législatif. L’article 27 de la loi organique n° 2014-013 du 27 juin 2014 relative aux lois de finances prévoit que les emprunts à moyen et long terme sont autorisés par une loi de finances et que la variation nette annuelle de leur encours est plafonnée par la loi de finances.<a href="#_ftn5" id="_ftnref5"><sup>[5]</sup></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’endettement public n’est donc pas juridiquement une matière extérieure au débat démocratique. Il relève du pouvoir budgétaire du Parlement. À plus forte raison, lorsqu’une stratégie de redressement engage pour plusieurs années la fiscalité, les dépenses publiques, les investissements, les entreprises publiques et les services sociaux, les représentants de la Nation doivent disposer de l’ensemble des informations nécessaires pour en discuter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le Parlement ne suffit pas. La dette publique engage plusieurs générations. Elle justifie donc un débat citoyen sur ce que le pays accepte d’emprunter, sur ce qu’il entend financer par la dette et sur les limites qu’il entend fixer au coût social de son remboursement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une dette omise ou inexpliquée ne peut devenir une facture présentée au peuple</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les documents officiels disponibles ne permettent pas démontrer l’existence d’un système organisé de dissimulation frauduleuse de la dette publique&nbsp;; mais ils établissent des faits suffisamment sérieux pour justifier une exigence beaucoup plus grande de transparence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son rapport sur le Togo publié en 2024, le FMI a indiqué que la dette publique à fin 2023 avait dû être révisée de 67,4 % à 68,0 % du PIB, notamment en raison de l’intégration de deux emprunts intérieurs qui avaient été omis des données antérieures.<a href="#_ftn6" id="_ftnref6"><sup>[6]</sup></a> Certes le mot « omis » ne signifie pas nécessairement « frauduleusement cachés »&nbsp;; mais un emprunt public qui n&#8217;apparaît pas dans les données antérieurement communiquées pose nécessairement une question de gouvernance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quels sont ces deux emprunts ? Quel est leur montant respectif ? À quelle date ont-ils été conclus ? Avec quels créanciers ? À quelles conditions financières ? Pour financer quelles opérations ? Et pour quelle raison n&#8217;ont-ils pas été incorporés dans les données précédemment utilisées pour calculer la dette publique ? Ces questions doivent recevoir une réponse publique.&nbsp; Le problème ne s&#8217;arrête d&#8217;ailleurs pas à ces deux opérations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, le FMI et la Banque mondiale avaient calculé que, sur la période 2017-2023, l&#8217;augmentation de la dette publique avait dépassé d&#8217;environ 6,8 % du PIB cumulés ce qui pouvait alors être expliqué par les déficits budgétaires et les autres opérations identifiées, soit approximativement 1 % du PIB par an en moyenne.<a href="#_ftn7" id="_ftnref7"><sup>[7]</sup></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les institutions évoquaient plusieurs causes possibles : retards dans la disponibilité des données relatives aux entreprises publiques, insuffisance des données historiques sur les dépôts de l&#8217;État dans les banques commerciales, effets de valorisation et opérations enregistrées en dehors du solde budgétaire. Des travaux supplémentaires ont réduit cette zone d&#8217;incertitude. Avec de nouvelles informations concernant notamment la dette des entreprises publiques, les opérations dites <em>below</em> <em>the line</em> et les dépôts bancaires de l&#8217;État, l&#8217;analyse de 2025 a ramené le résidu inexpliqué moyen sur la période 2017-2024 à environ 0,4 % du PIB par an.<a href="#_ftn8" id="_ftnref8"><sup>[8]</sup></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&#8217;est un progrès, mais qui démontre précisément pourquoi la transparence est nécessaire : une partie de ce qui était initialement inexpliqué a pu être comprise parce que l&#8217;on a recherché les informations manquantes, rapproché les comptabilités et élargi le périmètre de l&#8217;analyse. La bonne réponse à une dette inexpliquée, c&#8217;est l&#8217;audit, la réconciliation des comptes et la publication des résultats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que les propres comptes publics togolais nous enseignent</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&#8217;année 2024 fournit un exemple particulièrement instructif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque les services du FMI ont rapproché les données budgétaires et les données de dette, ils ont constaté un écart initial de 36,1 milliards de FCFA entre les nouveaux emprunts nets enregistrés et l&#8217;augmentation du stock de dette.<a href="#_ftn9" id="_ftnref9"><sup>[9]</sup></a> L&#8217;enquête comptable a permis d&#8217;expliquer pratiquement tout cet écart. La reprise par l&#8217;État d&#8217;une dette de 15,4 milliards de FCFA, liée à la prise de possession d&#8217;un hôtel, constituait l&#8217;un des facteurs. Des effets de valorisation liés aux fluctuations de change augmentaient le stock de dette de 25,2 milliards de FCFA. Après ces corrections, le résidu restant était de -4,5 milliards de FCFA, soit environ 0,1 % du PIB en valeur absolue.<a href="#_ftn10" id="_ftnref10"><sup>[10]</sup></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&#8217;enseignement est essentiel. Une différence entre déficit et dette n&#8217;est pas automatiquement la preuve d&#8217;une dissimulation. Mais toute différence importante doit pouvoir être expliquée de cette manière : opération par opération, montant par montant. C&#8217;est précisément ce que les autorités togolaises se sont engagées à faire pour l&#8217;ensemble de la période 2017-2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme avec le FMI prévoyait la préparation d&#8217;un rapport expliquant les raisons de l&#8217;accumulation historiquement inexpliquée de dette, avec une ventilation quantitative année par année, l&#8217;analyse des déficits, des opérations hors ligne budgétaire, de la dette des entreprises publiques et des autres facteurs. Le document devait également déboucher sur des recommandations opérationnelles et sur l&#8217;engagement de renouveler cet exercice chaque année et d&#8217;en rendre compte au Parlement dans le processus budgétaire.<a href="#_ftn11" id="_ftnref11"><sup>[11]</sup></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">En juin 2026, les représentants du Togo auprès du FMI ont indiqué que le rapport analytique avait été préparé dans les délais, tandis que la stratégie opérationnelle destinée à empêcher le retour de telles différences avait été finalisée en mai 2026.<a href="#_ftn12" id="_ftnref12"><sup>[12]</sup></a> Cette analyse ne doit pas seulement appartenir au FMI, à l&#8217;administration et aux spécialistes. Elle appartient aux Togolais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport complet sur l&#8217;accumulation de la dette entre 2017 et 2024 doit être rendu aisément accessible au public, accompagné des données permettant de rapprocher, année après année, déficit budgétaire, opérations de trésorerie, nouveaux emprunts et évolution du stock de dette. La confiance ne se décrète pas. Elle se construit par la vérifiabilité des comptes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des responsabilités nationales, mais aussi une obligation permanente de surveillance</p>



<p class="wp-block-paragraph">La transparence de la dette ne peut pas se limiter à l&#8217;administration centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les entreprises publiques, les garanties accordées par l&#8217;État, certains partenariats public-privé et les engagements susceptibles de revenir demain à la charge du budget constituent également des risques pour les finances publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les programmes successifs avec le FMI ont justement prévu d&#8217;élargir le bulletin trimestriel de dette afin d&#8217;y intégrer la dette des entreprises publiques et la dette garantie par l&#8217;État. Le FMI indiquait en 2025 que cet élargissement avait été réalisé plus tôt que prévu.<a href="#_ftn13" id="_ftnref13"><sup>[13]</sup></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&#8217;est une avancée qui doit être consolidée. Car les questions de périmètre restent essentielles. Dans la définition utilisée pour certaines finalités du programme FMI, par exemple, les obligations du gouvernement central et des entités publiques sont prises en compte, mais la dette non garantie du Port autonome de Lomé est explicitement exclue.<a href="#_ftn14" id="_ftnref14"><sup>[14]</sup></a> A défaut d’information, cette exclusion ne permet pas de dire que cette dette est dissimulée ni qu&#8217;elle incombe à l&#8217;État. Mais, elle montre quelque chose de fondamental : le chiffre de « la dette publique » dépend aussi du périmètre que l&#8217;on retient. Le citoyen doit donc pouvoir connaître non seulement le chiffre officiel de la dette, mais aussi ce qu&#8217;il contient et ce qu&#8217;il ne contient pas. Il en va de même des entreprises publiques. Les réformes prévues dans le programme visent à améliorer la production de comptes audités et à mieux informer le Parlement des risques budgétaires associés notamment au Port autonome de Lomé, à la CEET, à la TdE, à l&#8217;UTB, à la LONATO, à la Société des postes et à la SNPT.<a href="#_ftn15" id="_ftnref15"><sup>[15]</sup></a> Une entreprise publique peut être juridiquement distincte de l&#8217;État. Mais si ses difficultés conduisent finalement le Trésor à reprendre sa dette, à la recapitaliser ou à garantir ses engagements, le risque finit par devenir celui du contribuable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La règle devrait donc être claire : tout engagement susceptible de devenir demain une obligation de l&#8217;État doit être identifié aujourd&#8217;hui comme un risque pour l&#8217;État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Traiter la dette, mais au bénéfice de qui ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Togo est engagé depuis le 1er mars 2024 dans un programme de 42 mois avec le FMI au titre de la Facilité élargie de crédit, initialement approuvé pour un montant de 293,60 millions de DTS, alors équivalant à environ 390 millions de dollars.<a href="#_ftn16" id="_ftnref16"><sup>[16]</sup></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 29 juin 2026, le Conseil d&#8217;administration du FMI a achevé les troisième et quatrième revues conjointes du programme, permettant le décaissement de 80,74 millions de DTS, soit environ 109,5 millions de dollars, et portant les décaissements cumulés à 220,2 millions de DTS, environ 298,6 millions de dollars.<a href="#_ftn17" id="_ftnref17"><sup>[17]</sup></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme vise notamment à restaurer des marges budgétaires, mobiliser davantage de recettes publiques, réduire les risques liés à la dette et renforcer la gouvernance financière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces objectifs ne sont pas illégitimes. Mais entre reconnaître la nécessité d&#8217;assainir les finances publiques et accepter n&#8217;importe quelle répartition de l&#8217;effort, il existe tout l&#8217;espace du choix politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Augmenter les recettes peut signifier plusieurs choses. Cela peut signifier lutter contre la fraude et l&#8217;évasion fiscales. Cela peut signifier mieux taxer certaines activités ou réduire des avantages fiscaux injustifiés. Cela peut aussi prendre la forme d&#8217;impôts indirects ou de mesures dont l&#8217;impact est beaucoup plus lourd pour les ménages modestes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réduire les dépenses peut également recouvrir des réalités radicalement différentes. Réduire une dépense improductive n&#8217;a pas la même signification que réduire un investissement dans l&#8217;école, la santé, l&#8217;eau, l&#8217;agriculture, la protection sociale ou les infrastructures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme lui-même reconnaît cette dimension distributive. Les travaux sur les exonérations de TVA ont précisément cherché à distinguer celles ayant des effets progressifs de celles ayant des effets régressifs, tandis que les autorités ont engagé leur rationalisation.<a href="#_ftn18" id="_ftnref18"><sup>[18]</sup></a> <sup></sup>C&#8217;est là que se trouve le véritable débat. <sup></sup>La question n&#8217;est pas seulement : combien économiser ? <sup></sup>Elle est : sur qui faire porter l&#8217;effort ?<sup></sup></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceux qui n&#8217;ont rien omis ne doivent pas être les premiers à payer</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Constitution togolaise donne elle-même un principe pour répondre à cette question. Son article 24 dispose que les citoyens contribuent aux dépenses publiques en fonction de leur capacité économique, à travers un système fiscal juste fondé sur les principes d&#8217;égalité et de progressivité.<a href="#_ftn19" id="_ftnref19"><sup>[19]</sup></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette disposition devrait devenir une boussole pour toute politique d&#8217;assainissement budgétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les salariés modestes, les petits commerçants, les artisans, les paysans, les jeunes, les retraités, les petites entreprises et les ménages populaires ne doivent pas être les premiers appelés à supporter le coût d&#8217;obligations financières dont ils n&#8217;ont pas décidé les conditions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des recettes supplémentaires peuvent être nécessaires. Mais toutes les recettes ne se valent pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réduire des privilèges fiscaux injustifiés n&#8217;a pas la même portée sociale que renchérir des biens de première nécessité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faire contribuer davantage ceux qui disposent des capacités contributives les plus importantes n&#8217;a pas la même signification qu&#8217;accroître indistinctement la fiscalité sur la consommation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Améliorer le recouvrement d&#8217;impôts légalement dus n&#8217;est pas équivalent à créer des prélèvements qui frappent proportionnellement davantage les revenus modestes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De même, rationaliser les dépenses de l&#8217;État ne doit pas conduire à faire de l&#8217;école, de la santé, de l&#8217;eau potable, de la protection sociale ou de l&#8217;investissement productif les variables d&#8217;ajustement du remboursement de la dette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe une différence essentielle entre redresser les finances de l&#8217;État et transférer le coût du redressement sur ceux qui disposent du moins de moyens pour le supporter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette différence est politique. Elle est aussi constitutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Redresser pour transformer, non ajuster pour rembourser</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une politique de dette n&#8217;a de sens que si elle reste subordonnée à une stratégie de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le remboursement des créanciers ne peut être la finalité économique d&#8217;un pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Togo a besoin d&#8217;investir dans sa capacité productive, dans son agriculture, ses infrastructures, son capital humain, son accès à l&#8217;énergie, son industrie, ses services et ses entreprises. Il a besoin de mobiliser davantage son épargne et ses ressources intérieures et de créer des emplois suffisamment productifs pour élargir durablement sa base fiscale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités togolaises présentent elles-mêmes le futur cadre de développement 2026-2031 et la Vision 2040 comme devant permettre d&#8217;accélérer la transformation structurelle, d&#8217;améliorer les niveaux de vie et de réduire la pauvreté.<a href="#_ftn20" id="_ftnref20"><sup>[20]</sup></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">La politique de dette doit servir cette ambition, non la remplacer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il serait économiquement contradictoire d&#8217;affaiblir durablement les capacités productives du pays au nom du remboursement de la dette, car ce sont précisément la croissance, les gains de productivité et l&#8217;élargissement de la base fiscale qui permettront de rendre cette dette soutenable sur le long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crédibilité financière est indispensable. Mais elle ne peut signifier que chaque objectif de développement devient subordonné à l&#8217;objectif de remboursement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut redresser les finances publiques pour transformer le Togo, et non ajuster le Togo pour rembourser ses créanciers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette exigence est d&#8217;autant plus légitime que Lomé a accueilli, du 12 au 14 mai 2025, la première Conférence de l&#8217;Union africaine sur la dette. À cette occasion, l&#8217;Union africaine a précisément défendu l&#8217;emprunt responsable, une transparence accrue des données de dette et une meilleure responsabilité publique. Son représentant a présenté la transparence et la divulgation des données de dette comme une exigence de gouvernance permettant aux Parlements et aux citoyens de prendre des décisions informées.<a href="#_ftn21" id="_ftnref21"><sup>[21]</sup></a> Ce principe affirmé à Lomé doit pouvoir s&#8217;appliquer pleinement au Togo.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant tout nouvel engagement majeur : débat parlementaire et débat citoyen</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut désormais aller plus loin. Le Togo a commencé à améliorer la qualité de ses données de dette. Il a élargi la couverture de son bulletin de dette. Il a rapproché les données budgétaires et les données d&#8217;endettement. Il a analysé les différences observées entre 2017 et 2024. Il s&#8217;est engagé à renouveler cet exercice et à en informer le Parlement. Ces avancées doivent devenir une règle permanente de gouvernance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant tout nouvel engagement majeur susceptible d&#8217;alourdir durablement la dette publique, les représentants du peuple et les citoyens doivent disposer d&#8217;une cartographie suffisamment complète des engagements existants : dette de l&#8217;administration centrale, dette garantie, dette des entreprises publiques pertinente pour le risque budgétaire, garanties accordées, principales opérations hors budget ou hors solde, échéancier du service de la dette et risques contingents importants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport expliquant les écarts d&#8217;accumulation de dette de 2017 à 2024 doit être rendu accessible et discuté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux emprunts omis des données antérieures doivent être précisément documentés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les rapprochements annuels entre déficit budgétaire, besoins de financement et variation du stock de dette doivent être publiés de manière régulière et intelligible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les engagements financiers significatifs des entreprises publiques doivent être portés à la connaissance du Parlement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et surtout, toute politique d&#8217;ajustement doit être accompagnée d&#8217;une évaluation de ses conséquences sur les ménages, les services publics, les entreprises et l&#8217;investissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s&#8217;agit ni de nier les obligations de l&#8217;État ni d&#8217;appeler au non-remboursement de dettes légalement dues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&#8217;agit d&#8217;établir un principe démocratique élémentaire : avant de demander au peuple de rembourser, l&#8217;État doit pouvoir montrer au peuple ce qu&#8217;il rembourse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une dette publique engage la Nation. Sa connaissance ne peut donc être réservée à quelques administrations ou institutions financières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté ne consiste pas à nier les contraintes financières. Elle consiste à conserver, même sous contrainte, le pouvoir collectif de décider ce que l&#8217;on finance, ce que l&#8217;on protège, qui contribue et dans quelle direction le pays entend se développer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les parlementaires, les organisations syndicales et professionnelles, les universitaires et chercheurs, les entreprises, les organisations de la société civile, les médias et les citoyens ont donc intérêt à faire de la dette publique un véritable objet de débat national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le redressement des finances publiques peut être nécessaire. Mais il doit rester transparent dans ses comptes, juste dans la répartition des efforts et tourné vers la transformation du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car une démocratie ne peut accepter qu&#8217;une obligation inconnue hier devienne silencieusement une contribution exigée demain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une dette omise doit être expliquée.<br>Une dette inexpliquée doit être réconciliée.<br>Une garantie doit être déclarée.<br>Un risque budgétaire doit être identifié.<br>Et une dette cachée ne doit jamais devenir, par le simple fait accompli, la dette du peuple.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Secrétariat général de la CDPA, en charge de l’économie&nbsp;; Lomé&nbsp;; 15 septembre 2026</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref1" id="_ftn1"><em><sup><strong><sup>[1]</sup></strong></sup></em></a><em>&nbsp;Banque mondiale et FMI, Togo – Joint World Bank-IMF Debt Sustainability Analysis, rapport n° 213376, 5 août 2026, section « Risk Rating and Vulnerabilities ».</em> <em>L’analyse classe le Togo en risque modéré de surendettement extérieur et global et signale deux dépassements du ratio service de la dette extérieure/recettes en 2026-2027 dans le scénario de référence. https://documents.worldbank.org/en/publication/documents-reports/documentdetail/099080526125034116</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref2" id="_ftn2"><em><sup><strong><sup>[2]</sup></strong></sup></em></a><em>&nbsp;FMI, Togo: Third and Fourth Reviews Under the Arrangement Under the Extended Credit Facility, IMF Country Report n° 26/190, déclaration de l’administrateur pour le Togo, § 4, juillet 2026.</em> <em>Les autorités y indiquent que la dette publique est passée d’environ 66,2 % du PIB en 2024 à 64,9 % à fin 2025. https://www.imf.org/en/publications/cr/issues/2026/07/22/togo-third-and-fourth-reviews-under-the-arrangement-under-the-extended-credit-facility-577946</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref3" id="_ftn3"><em><sup><strong><sup>[3]</sup></strong></sup></em></a><em>&nbsp;Ministère des Finances et du Budget du Togo, « Lancement des travaux du cadrage budgétaire à moyen terme CBMT 2027-2029 », 20 avril 2026. Le ministère indique une dette publique de 62,6 % du PIB en 2025 et un service de la dette absorbant plus de 85 % des recettes fiscales. https://finances.gouv.tg/lancement-des-travaux-du-cadrage-budgetaire-a-moyen-terme-cbmt-2027-2029/</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref4" id="_ftn4"><em><sup><strong><sup>[4]</sup></strong></sup></em></a><em>&nbsp;Présidence du Conseil de la République togolaise, « Discours sur l’état de la Nation : le Président du Conseil présente sa vision d’une République renouvelée », 2 décembre 2025, notamment les passages consacrés à la responsabilité partagée, au débat, à la redevabilité et à la transparence. https://presidenceduconseil.gouv.tg/2025/12/02/discours-sur-letat-de-la-nation-le-president-du-conseil-presente-sa-vision-dune-republique-renouvelee/</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref5" id="_ftn5"><em><sup><strong><sup>[5]</sup></strong></sup></em></a><em>&nbsp;République togolaise, loi organique n° 2014-013 du 27 juin 2014 relative aux lois de finances, article 27 : les emprunts à moyen et long terme sont autorisés par une loi de finances et la variation nette annuelle de leur encours est plafonnée par une loi de finances. https://finances.gouv.tg/wp-content/uploads/files/2018/07%20-%20Juillet/loi_organique_n%C2%B0_2014_-_013_relative_aux_lois_de_finances.pdf</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref6" id="_ftn6"><em><sup><strong><sup>[6]</sup></strong></sup></em></a><em>&nbsp;FMI, Togo: 2024 Article IV Consultation—Press Release; Staff Report; and Statement by the Executive Director for Togo, IMF Country Report n° 24/299, § 9, septembre 2024.</em> <em>Le FMI précise que la dette publique de fin 2023 a été révisée de 67,4 % à 68,0 % du PIB, notamment du fait de l’inclusion de deux emprunts intérieurs omis des données précédentes. https://www.elibrary.imf.org/view/journals/002/2024/299/article-A001-en.xml</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref7" id="_ftn7"><em><sup><strong><sup>[7]</sup></strong></sup></em></a><em>&nbsp;FMI/Banque mondiale, Togo: Staff Report for the 2024 Article IV Consultation—Debt Sustainability Analysis, IMF Country Report n° 24/299, § 3 et Text Table 2, 2024.</em> <em>L’ajustement stocks-flux inexpliqué sur 2017-2023 est estimé à 6,8 % du PIB cumulés, soit environ 1,0 % du PIB par an en moyenne. https://www.elibrary.imf.org/view/journals/002/2024/299/article-A002-en.xml</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref8" id="_ftn8"><em><sup><strong><sup>[8]</sup></strong></sup></em></a><em>&nbsp;FMI/Banque mondiale, Togo: Second Review Under the Arrangement Under the Extended Credit Facility—Debt Sustainability Analysis, IMF Country Report n° 25/178, § 4 et Text Table 2, juillet 2025.</em> <em>Avec les informations actualisées sur la dette des entreprises publiques, les opérations hors ligne et les dépôts bancaires de l’État, le résidu inexpliqué moyen sur 2017-2024 est ramené à 0,4 % du PIB. https://www.elibrary.imf.org/view/journals/002/2025/178/article-A002-en.xml</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref9" id="_ftn9"><em><sup><strong><sup>[9]</sup></strong></sup></em></a><em>&nbsp;FMI, Togo: Second Review Under the Arrangement Under the Extended Credit Facility, IMF Country Report n° 25/178, annexe consacrée au rapprochement des données budgétaires et de dette pour 2024, tableau 3. L’écart initial entre les flux d’endettement et la variation du stock de dette est de 36,1 milliards de FCFA. https://www.elibrary.imf.org/view/journals/002/2025/178/article-A001-en.xml</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref10" id="_ftn10"><em><sup><strong><sup>[10]</sup></strong></sup></em></a><em>&nbsp;Ibid. Le rapprochement identifie notamment 15,4 milliards de FCFA liés à la reprise d’une dette associée à l’acquisition d’un hôtel, 25,2 milliards de FCFA d’effets de valorisation, et un résidu final de -4,5 milliards de FCFA.</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref11" id="_ftn11"><em><sup><strong><sup>[11]</sup></strong></sup></em></a><em>&nbsp;FMI, IMF Country Report n° 25/178, § 49 et repère structurel relatif à l’analyse de l’accumulation historiquement inexpliquée de dette : rapport couvrant 2017-2024, ventilation quantitative par année, examen du déficit, des opérations hors ligne, de la dette des entreprises publiques et recommandations, avec renouvellement de l’exercice et information du Parlement. https://www.elibrary.imf.org/view/journals/002/2025/178/article-A001-en.xml</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref12" id="_ftn12"><em><sup><strong><sup>[12]</sup></strong></sup></em></a><em>&nbsp;FMI, Togo: Third and Fourth Reviews Under the Arrangement Under the Extended Credit Facility, IMF Country Report n° 26/190, déclaration de l’administrateur pour le Togo, § 8, juillet 2026.</em> <em>Les autorités indiquent que le rapport analytique a été préparé dans le délai prévu et que la stratégie opérationnelle a été finalisée en mai 2026. https://www.imf.org/en/publications/cr/issues/2026/07/22/togo-third-and-fourth-reviews-under-the-arrangement-under-the-extended-credit-facility-577946</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref13" id="_ftn13"><em><sup><strong><sup>[13]</sup></strong></sup></em></a><em>&nbsp;FMI, IMF Country Report n° 25/178, § 31, juillet 2025 : extension du bulletin trimestriel de dette à la dette des entreprises publiques et à la dette garantie par l’État, réalisée plus tôt que prévu. https://www.elibrary.imf.org/view/journals/002/2025/178/article-A001-en.xml</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref14" id="_ftn14"><em><sup><strong><sup>[14]</sup></strong></sup></em></a><em>&nbsp;FMI/Banque mondiale, analyses de viabilité de la dette du Togo dans le cadre de la FEC, notamment IMF Country Reports n° 24/79, 25/5 et 25/178 : le périmètre retenu pour certaines analyses inclut l’administration centrale, des garanties et des entités publiques, mais exclut notamment la dette non garantie du Port autonome de Lomé. Voir notamment https://www.elibrary.imf.org/view/journals/002/2025/178/article-A002-en.xml</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref15" id="_ftn15"><em><sup><strong><sup>[15]</sup></strong></sup></em></a><em>&nbsp;FMI, documents de programme et revues FEC du Togo, notamment IMF Country Reports n° 25/5 et 25/178 : les réformes de surveillance des entreprises publiques visent à renforcer les comptes audités, l’information sur les risques budgétaires et le suivi de grandes entités publiques, dont le Port autonome de Lomé, la CEET, la TdE, l’UTB, la LONATO, la Société des postes et la SNPT. https://www.elibrary.imf.org/view/journals/002/2025/005/article-A001-en.xml</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref16" id="_ftn16"><em><sup><strong><sup>[16]</sup></strong></sup></em></a><em>&nbsp;FMI, communiqué de presse n° 24/64, « Le conseil d’administration du FMI approuve un accord de 42 mois d’un montant de 390 millions de dollars en faveur du Togo au titre de la facilité élargie de crédit », 1er mars 2024 : 293,60 millions de DTS, soit environ 390 millions de dollars. https://www.imf.org/fr/news/articles/2024/03/01/pr2464-togo-imf-exec-board-approves-us390m-42m-arr-ecf</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref17" id="_ftn17"><em><sup><strong><sup>[17]</sup></strong></sup></em></a><em>&nbsp;FMI, communiqué de presse n° 26/230, 29 juin 2026 : achèvement des troisième et quatrième revues conjointes, décaissement de 80,74 millions de DTS (environ 109,5 millions de dollars) et décaissements cumulés portés à 220,2 millions de DTS (environ 298,63 millions de dollars). Voir aussi IMF Country Report n° 26/190. https://www.imf.org/en/publications/cr/issues/2026/07/22/togo-third-and-fourth-reviews-under-the-arrangement-under-the-extended-credit-facility-577946</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref18" id="_ftn18"><em><sup><strong><sup>[18]</sup></strong></sup></em></a><em>&nbsp;FMI, IMF Country Reports n° 25/178 et 26/190 : travaux sur les exonérations de TVA, leur caractère progressif ou régressif et leur rationalisation dans le cadre de la stratégie de mobilisation des recettes. https://www.elibrary.imf.org/view/journals/002/2025/178/article-A001-en.xml ; https://www.imf.org/en/publications/cr/issues/2026/07/22/togo-third-and-fourth-reviews-under-the-arrangement-under-the-extended-credit-facility-577946</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref19" id="_ftn19"><em><sup><strong><sup>[19]</sup></strong></sup></em></a><em>&nbsp;République togolaise, Constitution du 6 mai 2024, article 24 : « Les citoyens contribuent aux dépenses publiques, en fonction de leur capacité économique, par un système fiscal juste fondé sur le principe d’égalité et de progressivité. » Journal officiel de la République togolaise, 6 mai 2024, n° 42 bis. https://www.republiquetogolaise.com/index.php/files/8/Documents-officiels/166/Togo-Constitution-du-06-mai-2024.pdf</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref20" id="_ftn20"><em><sup><strong><sup>[20]</sup></strong></sup></em></a><em>&nbsp;FMI, IMF Country Report n° 26/190, déclaration de l’administrateur pour le Togo, 2026 : référence au nouveau cadre de développement 2026-2031, adossé à la Vision 2040, et orienté vers la transformation structurelle, l’amélioration des niveaux de vie et la réduction de la pauvreté. https://www.imf.org/en/publications/cr/issues/2026/07/22/togo-third-and-fourth-reviews-under-the-arrangement-under-the-extended-credit-facility-577946</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref21" id="_ftn21"><em><sup><strong><sup>[21]</sup></strong></sup></em></a><em>&nbsp;Union africaine, « Opening Statement by H.E. Moses Vilakati &#8230; at the African Union Debt Conference », Lomé, 12-14 mai 2025.</em> <em>Le discours souligne que la transparence et la divulgation des données de dette sont un impératif de gouvernance favorisant la responsabilité et la prise de décision informée par les parlements et les citoyens. https://au.int/en/speeches/20250512/opening-auc-ag-commissioner-ettim-au-debt-conference</em></p>
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		<title>Togo : selon l’opposition, les allégations de menaces de mort contre Ferdinand Ayité sont à prendre au sérieux</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Sep 2026 20:52:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[C’est un fait qui cristallise les attentions.&#160;Plusieurs regroupements de l’opposition et organisations de la société civile du Togo&#160;appellent à&#160; soutenir le journaliste d’investigation Ferdinand Ayité.&#160;En exil en France, le directeur de publication de L’Alternative affirme à nouveau être la cible de menaces contre sa vie. Dans un live diffusé le 1er septembre 2026, sur les [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">C’est un fait qui cristallise les attentions.&nbsp;<a href="https://gapola.tg/togo-selon-lopposition-les-allegations-de-menaces-de-mort-contre-ferdinand-ayite-sont-a-prendre-au-serieux/Plusieurs%20regroupements%20de%20l%E2%80%99opposition%20et%20organisations%20de%20la%20soci%C3%A9t%C3%A9%20civile%20du%20Togo%20appellent%20%C3%A0%20%20soutenir%20le%20journaliste%20d%E2%80%99investigation%20Ferdinand%20Ayit%C3%A9" target="_blank" rel="noopener">Plusieurs regroupements de l’opposition et organisations de la société civile du Togo&nbsp;appellent à&nbsp; soutenir le journaliste d’investigation Ferdinand Ayité</a>.&nbsp;<a href="https://gapola.tg/togo-selon-lopposition-les-allegations-de-menaces-de-mort-contre-ferdinand-ayite-sont-a-prendre-au-serieux/En%20exil%20en%20France,%20le%20directeur%20de%20publication%20de%20L%E2%80%99Alternative%20affirme%20%C3%A0%20nouveau%20%C3%AAtre%20la%20cible%20de%20menaces%20contre%20sa%20vie" target="_blank" rel="noopener">En exil en France, le directeur de publication de L’Alternative affirme à nouveau être la cible de menaces contre sa vie</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un live diffusé le 1er septembre 2026, sur les réseaux sociaux,&nbsp;<a href="https://gapola.tg/togo-selon-lopposition-les-allegations-de-menaces-de-mort-contre-ferdinand-ayite-sont-a-prendre-au-serieux/Ferdinand%20Ayit%C3%A9%20a%20de%20nouveau%20alert%C3%A9%20sur%20les%20risques%20qui%20p%C3%A8seraient%20sur%20sa%20s%C3%A9curit%C3%A9" target="_blank" rel="noopener">Ferdinand Ayité a de nouveau alerté sur les risques qui pèseraient sur sa sécurité</a>. Le journaliste, devenu une voix très suivie de la contestation en ligne, accuse le pouvoir de Lomé de nourrir des projets dirigés contre sa personne. Des accusations qui, à ce stade, relèvent de ses déclarations et ne sont pas établies de manière indépendante.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Togo : l’opposition se mobilise autour d’un mémorandum juridico-politique et appelle au retour à l’ordre constitutionnel.</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Sep 2026 16:20:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[voir et telecharger le mémorandumhttps://cdpa.tg/wp-content/uploads/2026/09/Memorandum-pour-une-sortie-de-crise-au-Togo.pdf]]></description>
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			</div>



<p class="wp-block-paragraph">voir et telecharger le mémorandum<a href="https://cdpa.tg/wp-content/uploads/2026/09/Memorandum-pour-une-sortie-de-crise-au-Togo.pdf">https://cdpa.tg/wp-content/uploads/2026/09/Memorandum-pour-une-sortie-de-crise-au-Togo.pdf</a></p>
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		<title>La CDPA à l’ère du numérique : un nouveau site web pour renforcer la visibilité, l’information et la mobilisation citoyenne</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Sep 2026 15:02:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Ce 8 septembre 2026, journée internationale nationale de lutte contre l&#8217;analphabétisme, une équipe composée de la Secrétaire Générale de la CDPA, de deux secrétaires Généraux, du Secrétaire national chargé de la mobilisation et quelques militants, a procédé à la réception définitive du nouveau site de la CDPA, un outil destiné à renforcer la visibilité du [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Ce 8 septembre 2026, journée internationale nationale de lutte contre l&#8217;analphabétisme, une équipe composée de la Secrétaire Générale de la CDPA, de deux secrétaires Généraux, du Secrétaire national chargé de la mobilisation et quelques militants, a procédé à la réception définitive du nouveau site de la CDPA, un outil destiné à renforcer la visibilité du parti et de son combat, mais aussi à intensifier la contribution du parti à la mobilisation des populations en vue de mettre fin au régime soixantenaire qui opprime les togolais et bloque le développement du pays.<br>N&#8217;oubliez surtout pas de consulter les rubriques actualités et événements.<br>Rejoignez nous sur le site à <a href="https://cdpa.tg">https://cdpa.tg</a></p>



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